Pourquoi faudrait-il absolument que le sexe dure longtemps ?

Pourquoi faudrait-il forcément que le sexe dure des plombes ?
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On a souvent l'impression que bien faire l'amour, c'est faire l'amour pendant des heures. A tort.
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A force de rechercher plus ou moins consciemment des modèles de relations sexuelles dans les films (pornos ou non), certain·es ont fini par croire dur comme fer que les rapports les plus longs étaient les plus satisfaisants, sans vraiment chercher à savoir ce qui leur convenait le mieux, à eux et à elles.

On entend d'ailleurs souvent cette question qui, au même titre que la taille du pénis, est sur beaucoup de lèvres le lendemain d'une première fois avec un nouveau partenaire : "C'était bien, ça a duré longtemps ?".

Et pourtant, pas besoin de durer pour assurer.

Car si on parle en toute franchise, on se rend compte qu'un bon paquet de femmes ne sont pas forcément fans du coït interminable. Faire l'amour avec quelqu'un qui transforme le sexe en un défilé de positions façon Cirque du Soleil peut davantage ressembler à une démonstration de performance qu'à une vraie quête du plaisir commune. Et ça n'a rien de tentant, bien au contraire.

Pour que ça marche, mieux vaut mettre l'accent sur le fond que la forme, et éviter de se concentrer sur le chrono - que l'on aurait de toute façon du mal à lancer une fois nue sous la couette (ou au-dessus, on aime aussi la spontanéité).

On peut très bien passer 4 minutes de bonheur orgasmique intense et au contraire, s'emmerder quand ça dépasse la demi-heure. Le tout, c'est l'harmonie. Connaître ce qui nous fait du bien, ce qui fait du bien à l'autre et se guider mutuellement, surtout lors des premiers rapports.

Une étude récente menée par la Society for Sex Therapy and Research a même conclu, après dix ans d'observations sur 50 couples hétérosexuels, que le rapport idéal se situerait entre 3 et 7 minutes si l'on compte uniquement le temps entre la pénétration et l'éjaculation.

Encore une fois, on ne veut pas normaliser l'acte, mais ces recherches font office d'indicateur extrêmement déculpabilisant quand on y réfléchit. D'autant plus pour les hommes qui, il faut le dire, sont les premières victimes de cette pression non-fondée.

On arrête donc de faire du sexe une compétition permanente et éreintante pour tout le monde, et on passe plutôt à l'étape compréhension et découverte des corps, qui garantira des résultats beaucoup plus convaincants qu'un marathon acrobatique - s'il n'est pas désiré.