Les 129 noms de féminicides sur les marches de Cannes : la séquence choc du festival

129, c'est le nombre de noms qui se sont retrouvés brandis sur les marches du festival de Cannes. Ces noms sont ceux des victimes des féminicides depuis la dernière cérémonie cannoise en juillet 2021. Une mobilisation féministe qui a retenu l'attention.
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129, c'est le nombre de noms qui se sont retrouvés brandis sur les marches du festival de Cannes le 22 mai dernier, l'espace d'un happening remarqué. Ces prénoms féminins sont ceux des victimes des féminicides depuis le dernier Festival de Cannes. Une mobilisation symbolique très forte qui a retenu l'attention.

C'est le mouvement féministe Scum qui est à l'origine de cette initiative menée par les colleuses, le poing levé, des fumigènes alentours, comme le relève 20 Minutes. Un hommage, ou plutôt "femmage", rendu juste avant la projection sur la Croisette du documentaire Riposte féministe, présenté en séance spéciale.

Un film justement dédié aux colleuses, qui par leurs actions dénoncent à travers la France les violences sexistes et sexuelles, ainsi que l'impunité des agresseurs, depuis des années déjà, plaquant sur les murs les prénoms des victimes anonymes de violences et de féminicides, mais aussi des slogans fédérateurs, noir sur blanc.

Un happening remarqué

Une scène qui aura beaucoup marqué le 75e Festival de Cannes. Comme l'indique 20 Minutes, le photographe et documentariste Raymond Depardon, grand nom du cinéma et de la photographie, a même immortalisé avec son appareil cette séquence militante et sororale qui a bousculé le tapis rouge. La sortie de Riposte féministe, co-réalisé par Marie Perennès et Simon Depardon, est prévu pour le 9 novembre prochain en France.

"On ne va pas faire baisser le nombre de féminicides en France en 2022, mais on veut apporter notre petite pierre pour faire évoluer les consciences", a déclaré auprès du Monde la réalisatrice Marie Perennès, qui a également contribué aux collages féministes. Le journal, qui a visionné Riposte féministe, fait l'éloge d'un film documentaire "joyeux et sombre" valorisant "des slogans poignants et percutants". Une séance prometteuse.