"J'ai cru m'évanouir" : Virginie Efira n'a pas aimé tourner "à poil"

Bande annonce de "En attendant Bojangles"
L'actrice belge se livre sur une dimension particulière de son métier : la nudité devant la caméra, et l'appréhension et la pudeur qu'elle engendre forcément. Sentiments que Virginie Efira confie avoir ressentis davantage sur le tournage du film "En attendant Bojangles".
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En attendant Bojangles, c'est l'histoire de Camille (Virginie Efira) et Georges (Romain Duris), de leur amour, de leur univers poétique et fantaisiste, et de la maladie. Un film de Régis Roinsard adapté du roman d'Olivier Bourdeaut qui aborde le sujet sensible de la santé mentale et des proches de celles et ceux qui souffrent de pathologies longtemps stigmatisées. Un film qui, aussi, comporte des scènes de nu. Et c'est sur ce point que se sont récemment exprimés les deux acteurs.

Interviewé·e·s par Ciné Télé Revues, Virginie Efira et Romain Duris ont abordé la difficulté qu'il peut y avoir à se dévêtir entièrement face à l'objectif. L'actrice a notamment évoqué la scène dans laquelle on la voit déambuler dans la rue avec pour seul vêtement un chapeau sur la tête et des talons hauts.

"Dans les autres films, en général, ce sont des scènes d'amour. Déjà, je ne suis pas seule à être nue, on partage un peu ses sentiments de pudeur avec l'autre, qui est mal aussi", explique-t-elle au magazine belge. "Là, j'ai cru m'évanouir, quand je devais me balader à poil, avec mon petit chapeau sur la tête et des talons, pour aller faire des courses, je me disais : 'Qu'est-ce que je fais comme métier, moi ?'"

"J'étais en confiance"

La comédienne belge, nommée à plusieurs reprise aux Césars (pour Benedetta, Adieu les cons ou Le Grand bain), affirme toutefois que l'équipe sur place l'a tout de suite mise à l'aise. "J'étais en confiance", assure-t-elle. Et de donner son secret pour que les choses se passent au mieux : "Alors, on y va et on s'imagine qu'on est habillé."

Son partenaire à l'écran, Romain Duris, a de son côté insisté sur l'utilité et l'importance de la séquence pour l'histoire. "Cette scène n'est pas gratuite, elle est magnifique", précise-t-il. "Parce qu'il la rejoint dans la rue, en se déshabillant aussi, ça veut dire : 'Je te suis dans cette folie qui devient extrême'."

L'acteur se souvient en outre que ce n'est pas la première fois qu'il se prête à l'exercice en public : "Je me retrouvais déjà à poil dans la rue dans Les Poupées russes. Ici, ça raconte encore autre chose. Et je pense que ça fait de l'effet pour les téléspectateurs." Un effet d'autant plus légitime quand effectivement, la scène a un sens.