Il filmait les femmes dans les cabines d'essayage à l'aide d'une caméra sur sa chaussure

Il filmait les femmes dans les cabines d'essayage à l'aide d'une caméra sur sa chaussure
Il filmait les femmes dans les cabines d'essayage à l'aide d'une caméra sur sa chaussure
Ecoeurant. Dans un centre commercial de région parisienne, un informaticien écumait les cabines d'essayage pour filmer les femmes qui s'y dénudaient. Sa technique : une caméra attachée sur sa chaussure.
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L'histoire semble sortir d'un mauvais film policier. Et pourtant, c'est bien au sein du centre commercial Carré-Sénart, à Lieusaint en Seine-et-Marne, que le fait divers s'est déroulé. Ce sont les vendeuses des boutiques Jennyfer et Hollister qui ont prévenu les autorités, le 29 juillet dernier, les alertant du stratagème d'un homme qui filmait les clientes depuis les cabines d'essayage, alors qu'elles se changeaient. Un acte répugnant parfaitement rodé par l'accusé, un informaticien de 53 ans.

Celui-ci avait ainsi installé un système de caméra sur ses chaussures, relié par Bluetooth à son téléphone portable. Pour arriver à ses fins, il n'avait qu'à glisser son pied sous la porte - si celle-ci ne fermait pas jusqu'au sol - ou le rideau des espaces confinés dans lesquels les victimes se changeaient, et utiliser les commandes sur son mobile pour lancer l'enregistrement.

Une infâme routine qui dure depuis des mois

Son but : filmer les parties intimes des clientes, pour la plupart des "jeunes filles", comme le rapporte une source policière au Parisien. Quelques fois, il les abordait même en amont afin d'obtenir des images rapprochées de leur poitrine. Interpellé par les forces de l'ordre, ce dernier a tout de suite avoué les faits, et même précisé qu'il prenait son pied de la sorte depuis quelques mois maintenant. Toujours selon le quotidien, il aurait déjà été arrêté par le passé pour des faits similaires dans d'autres villes. Aujourd'hui, il est toujours en garde à vue, et risque un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende selon l'article 226-3-1 du Code pénal. Une peine doublée si les victimes sont mineures.

Une affaire sordide qui rappelle celle de l'employé qui avait percé des trous dans les toilettes et les douches de son entreprise pour épier ses collègues femmes lorsqu'elles s'y rendaient. Seule différence : le harcèlement voyeuriste a duré près de trois ans dans cette entreprise toulousaine, car les victimes qui avaient identifié l'auteur du délit - ainsi que son odieux manège -, n'ont pas été immédiatement prises au sérieux par la direction, qui n'a pas souhaité porter plainte. Pire, elles subissaient blagues graveleuses et comportements sexistes, pendant que l'homme était protégé. Leur plainte a finalement fait l'objet d'une enquête lorsqu'un nouveau policier s'est chargé du dossier, en juin 2018.