#FBRape : la pub sur Facebook menacée par un collectif pour les femmes

#FBRape : la pub sur Facebook menacée par un collectif pour les femmes
#FBRape : la pub sur Facebook menacée par un collectif pour les femmes
Une campagne lancée sur Twitter pour la défense des droits des femmes est parvenue à dissuader certains annonceurs de diffuser leurs campagnes sur Facebook, tant que les groupes sexistes, les images et les contenus incitant à la violence contre les femmes ne seraient pas supprimés. Facebook aurait promis un effort de modération.
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Plus de 50 000 tweets ont été émis en une semaine avec le hashtag #FBRape, une campagne menée par le rassemblement de 40 associations en Grande-Bretagne. Laura Bates, fondatrice du projet « Tous les jours le sexisme », l’écrivain et militante Soraya Chemaly, et Jaclyn Friedman membre du réseau Femmes, Actions et Médias, se sont liguées pour créer un mouvement sur Twitter mardi dernier.

L’objet de leur mobilisation ? Les incitations à la violence contre les femmes publiées impunément sur Facebook. Photos ou slogans insultants, groupes dédiés faisant explicitement la promotion de la violence contre les femmes comme « Viole ton amie violemment, juste pour rire » ou encore « Le coup de pied à la volée dans l’utérus » : autant de contenus signalés par le groupe #FBRape que les modérateurs du réseau social ont refusé de supprimer en première instance, alléguant que la suppression de tous les contenus offensants ou les blagues de mauvais goût du site n’étaient pas la solution pour combattre l’ignorance ».

Le collectif a finalement adopté une méthode plus invasive en appelant des marques à suspendre leurs campagnes de publicité sur Facebook tant que ces contenus n’auraient pas été retirés. Certaines sociétés comme Nissan ou Nationwide UK ont répondu à l’appel et retiré leurs publicités. Dove, American Express et Sky ont également été interpellés par #FBRape.

Dans une réponse officielle adressée au collectif, un porte-parole a affirmé que les modérateurs du réseau faisaient en sorte de « réagir le plus vite possible face à un contenu qui viole les conditions générales de Facebook ». Le hic, c’est que l’incitation à la violence sexiste ne fait pas partie de ce que le réseau social classe comme dangereux. « Comme on peut s’y attendre dans une communauté de plus d’un milliard de personnes, nous voyons de temps en temps des membres poster des contenus dégoûtants ou dérangeants, ou faire de l’humour de très mauvais goût. Même si ces contenus sont vulgaires et choquants, le mauvais goût en soi ne viole pas nos conditions générales », a déclaré le porte-parole.

Reste aux utilisateurs la possibilité de signaler les contenus qu’il juge violents, et à faire le tri pour éviter que les plus jeunes ne tombent dessus.

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