Un politique britannique condamné pour diffamation sur Twitter

Un politique britannique condamné pour diffamation sur Twitter
Un politique britannique condamné pour diffamation sur Twitter
Pour la première fois en Grande-Bretagne, un homme politique britannique a été condamné à payer des dommages pour un message posté sur Twitter à l’intention de son concurrent lors d’une élection locale, jugés diffamatoires.
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Le phénomène Internet ne cesse de progresser, et tous les messages, aussi nombreux soit-il, sont publiés, lus et surtout conservés ! C’est la leçon qu’à retenu Colin Elsbury, ancien maire de Carphilly, une ancienne localité du Pays de Galles. Selon le journal britannique « The Times », l’ancien maire avait posté sur le réseau Twitter un message affirmant que son concurrent, Eddie Talbot, avait dû « être évacué par la police du bureau de vote ».

Or, cette évacuation décidée par la police ne concernait pas son concurrent mais une autre personne. Très vite, malgré les excuses de Colin Elsbury suite à cette erreur, Eddie Talbot a engagé une action en justice, qui s’est finalement soldée par un accord à l’amiable entre les deux partis. Colin Elsbury a fait des excuses publiques sur Twitter à Eddie Talbot, et l’a indemnisé de 3000 livres, sans compter 50 000 livres de frais judiciaires. Après cette affaire, Eddie Talbot a déclaré qu’il espérait que le jugement « enverrait un message clair[et] que les gens feraient bien de faire attention à ce qu'ils disent sur les sites sociaux, car celà peut coûter cher ».

En effet, les affaires de diffamations sur les réseaux sociaux sont de plus en plus nombreuses sur la toile et personne n’est épargné. Aux Etats-Unis, la chanteuse Courtney Love avait accepté de payer la semaine dernière 430 000 dollars pour éviter un procès de la part d’une créatrice de mode qui l’accusait de l’avoir diffamée sur Twitter. Le 4 mars dernier, la star faisait ses excuses sur le réseau social. En août dernier, une jeune britannique était condamnée à 3 mois de prison suite à un statut publié sur Facebook, dans lequel elle menaçait de mort une camarade de classe.

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