“Dé-glamourisée au possible” : que vaut le nouveau Sydney Sweeney, où le sex symbol est méconnaissable ?
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“Dé-glamourisée au possible” : que vaut le nouveau Sydney Sweeney, où le sex symbol est méconnaissable ?
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Sydney Sweeney est méconnaissable dans Christy, le biopic de la boxeuse lesbienne Christy Martin, à découvrir depuis mercredi en salles. Entraînements physiques intenses, training de boxe, changement total de look, dé-glamourisation au possible…
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L’actrice a vécu une drôle d’année. Moult polémiques et controverses sont venues la noyer dans une gigantesque vague de bad buzz incessants. Celle qui hier était une icône trash et gentiment progressiste, est devenue un étendard de l’Amérique trumpiste, entre publicité ambiguë et hyper-sexualisation de sa personne.
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Dans ce charivari d’opinions exacerbées, Sydney Sweeney a défendu le rôle d’une vie : celui de cette championne de boxe, la première en son domaine, lesbienne condamnée à rester dans le placard, qualifiant ses adversaires de “gouines”, mariée à son coach, victime de violences conjugales, qui suite à son coming out et sa séparation (dont on ne vous dévoilera pas les détails, forts en violences sordides), s’érigera en porte-parole des femmes battues. Christy Martin est fascinante sur le papier. Elle met K.O. ses antagonistes sur le ring mais est littéralement étouffée par son mari au quotidien, qui ne cesse de la battre et de l’isoler - comme sur un ring, donc. Alors même que son métier, à elle, qui la rendre riche, consiste à frapper des femmes.
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Christy Martin devient un role model, une source d’inspiration pour celles-ci, en entrant dans l’Histoire du sport féminin. Mais va se voir obligée de défendre la vision “tradwive” d’une certaine Amérique qui la méprise pourtant : foyer, photos dans la cuisine pour plaire aux familles “traditionnelles”, mari, voitures de luxe rose bonbon, garde-robe digne d’une poupée Barbie. La lesbophobie dont elle est victime est d’ailleurs l’un des grands thèmes du biopic qui puise dans toute cette matière.
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Christy Martin devient un role model, une source d’inspiration pour celles-ci, en entrant dans l’Histoire du sport féminin. Mais va se voir obligée de défendre la vision “tradwive” d’une certaine Amérique qui la méprise pourtant : foyer, photos dans la cuisine pour plaire aux familles “traditionnelles”, mari, voitures de luxe rose bonbon, garde-robe digne d’une poupée Barbie. La lesbophobie dont elle est victime est d’ailleurs l’un des grands thèmes du biopic qui puise dans toute cette matière. Et cela est-il aussi vertigineux, justement, à l’écran ? Pas totalement : très conventionnelle, l’oeuvre où Sydney Sweeney est de tous les plans n’étonne pas comme l’anti-biopic où à l’inverse elle excelle, le trop méconnu Reality, sorti il y a deux ans.
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