Nabilla aux Bahamas. Ca pourrait être un vlog, une nouvelle émission de W9, le titre d'un article people. C'est plutôt une revanche sur la vie et sur les mauvaises langues.
Qu'importe les critiques, qu'importe les méchancetés, qu'importe ce que beaucoup pensent penser. Oui, Nabilla a réussi sa carrière. On n’est même pas loin de dire qu'elle a réussi là où tout le monde pensait qu'elle échouerait lamentablement. Parce qu'il est bien loin le temps où elle jouait l'idiote dans Les Anges, où elle faisait parler d'elle dans la rubrique faits divers, où elle paraissait broyée par la machine télé-réalité...
Et si ses dernières photos de vacances en maillot de bain font sensation, ce n’est pas seulement pour son corps. C’est avant tout pour tout ce qu’il représente : la maîtrise, la réussite et la revanche. Et bim ! Oui, elle est spectaculaire. Oui, elle est sculpturale. Oui, elle assume sa plastique pas seulement naturelle. On ne peut pas dire le contraire. Aux Bahamas, Nabilla apparaît en maillot de bain minimaliste, la silhouette affirmée et le regard assuré.
Les commentaires parlent de "sex symbol", de corps "sidérant", d'une femme "magnifique", "iconique" qui incarne "la perfection absolue". Preuve que les internautes aussi sont scotchés par la trajectoire de Nabilla. Retour en arrière obligatoire... En 2013, dans Les Anges de la télé-réalité, elle lance son mythique "Non mais allô, quoi !". La phrase devient virale avant même que le mot ne soit galvaudé. On rit, on caricature, on la réduit à une jeune écervelée mais marrante.
Sauf qu’elle comprend avant beaucoup d’autres que la notoriété est une monnaie. Et qu'elle peut rapidement devenir une entreprise. Aujourd’hui, Nabilla est à la tête d’un véritable empire. Certains peuvent en sourire, nous on applaudit le flair qu'elle a eu. On a longtemps voulu faire de la maman de deux garçons une blague nationale. On oublie trop facilement qu’elle a traversé des tempêtes médiatiques majeures, notamment l’affaire judiciaire de 2014.
Depuis, elle s’est imposée comme figure familiale, entrepreneure à succès, mère. Son couple avec Thomas Vergara est toujours exposé, souvent commenté et parfois critiqué. Mais elle continue d’avancer. Et tant pis si sa franchise dérange parfois. Nabilla dit ce qu’elle pense, assume son ambition, parle d’argent sans hypocrisie et sans tabou, aucun. Dans un pays où la réussite féminine doit rester discrète pour être acceptable, cela reste presque subversif.
Pareil pour le rapport qu'elle a à son corps. Nabilla a longtemps souffert des jugements, avant d’apprendre à transformer la critique en force. Aujourd'hui, elle assume la chirurgie esthétique, assume son hyperféminité, assume le glamour. Et surtout ? Elle contrôle la narration autour de sa plastique. "Sex symbol", avec elle, ce n'est plus qu'une réduction sexiste. C'est quasi un manifeste qu'elle revendique.
Et franchement, on est épatés par le storytelling qu'elle nous sert. Alors oui, on peut continuer à ironiser (certains ne se gênent pas d'ailleurs...) Nous on préfère largement reconnaître qu’elle a gagné la partie. On est clairement sans voix devant sa capacité à transformer la moquerie en marque, le buzz en business, la critique en carburant.
En bref, elle a changé de statut. Et la meilleure revanche reste celle qui se poste en plein soleil en maillot de bain.
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