“La plupart des hommes sont analphabètes…”, dénonce cette immense icône de cinéma
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“La plupart des hommes sont analphabètes…”, dénonce cette immense icône de cinéma
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Jane Fonda envoie valser les gougnafiers et les malotrus dans une toute nouvelle prise de parole qui ravive les convictions profondément féministes et gentiment irrévérencieuses de cette immense star de cinéma. Elle n’a jamais été aussi insolente : tant mieux.
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Au sein du prestigieux magazine de mode, elle fustige le manque d’empathie des hommes, toute une moitié de la population qui à l’écouter manque de “care” : vous savez, cette éthique du “soin”, de l’empathie, de l’attention à l’autre, davantage privilégiée par les femmes, notamment dans le cadre de la politique et de l’économie. Sauf que voilà, Jane Fonda le dit bien à sa manière.
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Elle énonce sans filtre : “La plupart des hommes sont analphabètes émotionnellement”. On ne pouvait rêver meilleure accroche. Loin de simplement provoquer, l’octogénaire met là en lumière une réalité qui a trait aux gender studies : cette étude approfondie et détaillée des écarts genrés, de la manière dont les sexes se différencient, des discriminations, de la stigmatisation. Elle raconte encore sur le même ton : “Il est évident que ces hommes blessés devraient bénéficier d'une aide psychiatrique, mais pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes, je pense que les parents doivent élever leurs garçons de manière à ce qu'ils n'aient pas l'impression qu'ils doivent constamment prouver leur masculinité en étant durs, en ne révélant jamais leurs émotions et en ne demandant jamais de l'aide”.
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Et l’icône de poursuivre avec éloquence : “Il en va de même pour apprendre aux garçons à ressentir de l'empathie pour les autres. Trop de garçons et d'hommes sont analphabètes sur le plan émotionnel, ils ont séparé leur tête de leur cœur”. Il est là question d’écoute et d’intelligence émotionnelle.
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Ce qui est d’autant plus pertinent que dans certains pays, les établissements scolaires ont déjà instauré des cours à l’empathie, sachant que, là où certains s’inquiètent de voir les masculinités “déconstruites”, d’autres comprennent qu’accepter et assumer ses émotions contribue autant au bien être intime qu’à celui de l’autre. C’est une notion importante pour faire société et s’émanciper d’un virilisme nocif : ou plutôt, comme on l’énonce volontiers, d’une “masculinité toxique”.
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