“Le monde n’aime pas les femmes”, s’attriste Clara Luciani, qui incite celles-ci à “se prendre par la main”
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“Le monde n’aime pas les femmes”, s’attriste Clara Luciani, qui incite celles-ci à “se prendre par la main”
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Clara Luciani l’énonce chez Billboard France : “Je crois que le monde n’aime pas les femmes”. Elle incite de fait celles-ci et surtout les chanteuses, “à se tenir la main”. Une ode à la sororité mâtinée de vibes critiques pour l’artiste ouvertement féministe.
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Clara Luciani parle avec lucidité et précision dans les pages de Billboard France. Elle dénonce le boys club au sein de l’industrie musicale, les violences patriarcales, s’implique dans le mouvement #MusicToo et incite les chanteuses à “se prendre par la main”. Une ode à la sororité réjouissante et réaliste.
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La chanteuse l’exprime clairement, auprès du journaliste Ulysse Henessy : “Je crois que le monde n’aimait pas les femmes quand j’ai commencé à faire de la musique. Nous, on est sous les projecteurs, on nous tend des micros, mais ce qu’on vit dépasse largement l’industrie de la musique ou du cinéma.”
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Là, ce qu’aborde Clara Luciani, c’est un certain climat qui nous ramène dix ans plus tôt, aux prémices de ce qui allait devenir son gros succès pop et fédérateur. “Autour de la sortie de La grenade, il y avait l’émergence de MeToo, des t-shirts We should all be feminists. Mais dans les faits, se tenir la main entre femmes restait compliqué. On n’était pas encouragées à le faire”, témoigne-t-elle avec minutie.
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L’interprète et grande gagnante de multiples Victoires de la Musique fustige une construction culturelle bien spécifique (et patriarcale) : les rivalités féminines. Particulièrement, cette mise en branle d’un “syndrome de la Schtroumpfette” qui voudrait qu’une seule artiste féminine soit “élue” au détriment de ses autres consœurs. Elle l’énonce ainsi, Clara Luciani : “On nous a longtemps mises en compétition. On nous faisait croire qu’il n’y avait de la place que pour une seule. Cette guéguerre était préfabriquée par les médias et les maisons de disques.”, poursuit-elle en ce sens.