"Les prédateurs adorent les muses", dénonce cette historienne qui s'attaque à un gros mythe culturel "trop romantisé !"
"Les prédateurs adorent les muses", dénonce cette historienne qui s'attaque à un gros mythe culturel "trop romantisé !"
© Abaca
Sur les ondes de France Culture, cette historienne dénonce le mythe de la muse, et tout ce qui lui est associé : male gaze, objectification, hyper sexualisation... Et rapports de prédation.
L’historienne Christelle Taraud déconstruit à ce titre sur les ondes de France Culture la figure de la "muse", toujours présentée "comme une source d’inspiration pour un homme", tel que l'énonce en détails la radio nationale du service public. D’après elle, nous dit-on encore sur l'extrait-vidéo à retrouver ci-contre, la relation est complètement inégale entre muse et maître, car en fin de compte, "la muse est vampirisée", "se trouvant ainsi dépossédée de ses propres capacités créatrices". Et voilà ce vers quoi abonde l'oratrice : "Une muse en fait elle est vampirisée de façon évidente. Elle attire les prédateurs",
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"A l'origine cela désigne des entités vénérées dans la mythologie grecque mais dans la société contemporaine c'est une inspiratrice qui va être objectifiée, influencer un homme et donc forcément associée au "génie masculin" : il y a un rapport d'inégalité et d'asymétrie là-dedans", définit ainsi l'historienne Christelle Taraud au cours de cette déclaration qui a fait beaucoup, mais alors beaucoup réagir.
"En tant qu'artiste peintre c'est une réflexion que je me suis faite . C'est tellement visible dans l'histoire de l'art.", "Nusch Eluard était très libre mais il est vrai que Man Ray a profité de Lee Miller.. et lui vole même son idée de solarisation.. mais ce sujet est pertinent.", "L'histoire de l'art montre qu'elle a raison. Heureusement ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le denier bastion c'était le cinéma et la relation de domination romantisée est en train d'être démantelée", "L'asymétrie de valeur du genre est démontrée depuis 10 ans. Les hommes se voient toujours supérieurs aux femmes, peu importe le statut social.", lit-on dans l'espace commentaires.
Un énorme débat qui suscite bien des réactions et cristallise toutes les tensions actuelles, au sujet des enjeux féministes... Qui pourtant nous concernent tous !
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