“Une avocate n’est pas une militante”, affirme la défense de Cédric Jubilar, pour qui une femme peut très bien “défendre un homme accusé" : une prise de parole controversée ?
© BestImage, DOMINIQUE JACOVIDES / BESTIMAGE
“Une avocate n’est pas une militante”, affirme la défense de Cédric Jubilar, pour qui une femme peut très bien “défendre un homme accusé" : une prise de parole controversée ?
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Emmanuelle Franck en est persuadée : être une femme n’entre pas en contradiction avec le fait de défendre un homme. Oui, même si cet homme est accusé d’avoir tué sa femme. Auteurs de féminicides ou agresseurs peuvent très bien être représentés par une femme et celle-ci peut dénoncer le sexisme dont elle est victime.
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C’est dans Society qu’elle l’énonce, l’espace d’un long portrait, très détaillé, au sein duquel elle revient sur l’une de ses grandes affaires : l’affaire Jubilar.
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Cédric Jubilar, accusé de féminicide, dont elle accepté le “cas”, quitte à entendre critiques virulentes misogynes, et insultes de la part d’autres femmes. Elle raconte : “Ma fille était sidérée par les commentaires qu’elle pouvait lire sur les réseaux sociaux à mon sujet : “A tous les coups il se tape son avocate”, “Quand il s’est penché sur elle, elle lui a dit “Je t’aime”... Les hommes avocats ne subissent pas ça. Ca n’arrive qu’aux consœurs avocates”. La professionnelle dénonce un sexisme banalisé. Normalisé.
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Mais ne s’arrête pas là. Et explique, quitte encore une fois à susciter l’ire de certains ou certaines, sa conception de la justice, et de la profession d’avocate.
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Emmanuelle Franck assume et revendique ses intimes convictions l’espace du long portrait à retrouver dans le dernier numéro du magazine Society. Un point de vue pas forcément adéquat avec la révolution #MeToo. L'avocate explique : “Mes confrères ne reçoivent pas ce genre de remarques, c’est uniquement réservé aux femmes avocates, de même que l’on attribuera plus facilement vos mérites à autre chose que votre compétence… Mais moi je ne défends pas des causes. Défendre des causes, être militante, c’est à mon sens antinomique avec ma profession d’avocate.”.