Manger et mincir, bientôt possible ?

Manger et mincir, bientôt possible ?
Manger et mincir, bientôt possible ?
Pour mincir, il ne sera peut-être désormais plus nécessaire de faire attention à sa ligne ou de suivre un régime drastique : des chercheurs de l'Université de San Diego ont découvert chez le ver deux neurotransmetteurs qui activent la perte de poids. Mais est-ce vraiment sans danger ?
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Pourra-t-on un jour se passer de régime pour garder la ligne sans effort ? C'est ce que laisse espérer la découverte faite par le Scripps Research Institute de San Diego, en Californie. Dans une étude publiée dans la revue scientifique Cell Metabolism et relayée par Santélog.com, le Dr Supriya Srinivasan explique avoir mis en évidence dans l'organisme d'un petit ver transparent, le C. elegans, deux neurotransmetteurs qui permettraient de mincir sans avoir à essayer des régimes dangereux pour la santé.

L'équipe du Dr Srinivasan a découvert les propriétés « minceur » du ver C. elegans en étudiant son circuit de perte de poids. Il s'avère que la sérotonine, un neurotransmetteur présent dans notre système nerveux central et qui régule notre humeur, joue un rôle déterminant dans la perte de la masse graisseuse. Associée à l'adrénaline - un autre neurotransmetteur -, elle permettrait de perdre efficacement du poids, indépendamment de la prise alimentaire. Mieux, le cocktail sérotonine et adrénaline réduirait naturellement l'appétit.

Pas de quoi se réjouir trop vite cependant : avant une potentielle mise sur le marché d'un médicament « miracle » qui permettrait de mincir sans effort, les scientifiques doivent encore effectuer une batterie de tests en laboratoire et vérifier sur des souris si ce nouveau traitement pour la perte de poids est vraiment sans danger pour la santé. D'autant que l'utilisation de neurotransmetteurs comme méthode minceur a un précédent : le traitement anti-obésité Fenfluramine/phentermine « Fen-phen » avait été interdit aux États-Unis en 1997, un an seulement après avoir été mis sur le marché. Il avait été jugé responsable de graves effets secondaires comme l'hypertension pulmonaire et la valvulopathie cardiaque.

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