Paracétamol : une surdose quotidienne peut entraîner la mort

Paracétamol : une surdose quotidienne peut entraîner la mort
Paracétamol : une surdose quotidienne peut entraîner la mort
Une étude réalisée par une équipe de chercheurs de l'université d'Edinburgh, publiée hier dans le British Journal of Clinical Pharmacology, révèle qu'une prise quotidienne trop importante de paracétamol peut s'avérer dangereuse pour la santé, voire mortelle.
A lire aussi
Endométriose : Julie Saint-Clair, 18 ans, raconte son combat quotidien contre la maladie
News essentielles
Endométriose : Julie Saint-Clair, 18 ans, raconte son...


Prendre une dose trop importante de paracétamol tous les jours, pendant plusieurs années, peut s’avérer très dangereux pour la santé, voire mortel. C’est ce que révèle une étude réalisée par une équipe de chercheurs de l'université d'Edinburgh, publiée hier dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

Le professeur Roger Knaggs déconseille fortement une prise quotidienne de plus de 4 grammes : « Si vous prenez plus de paracétamol que la dose recommandée [8 comprimés de 500mg], vous n’amélioreriez pas la maîtrise de la douleur, mais vous endommagerez votre santé ».

Autre problème important, une surdose journalière régulière est plus difficile à détecter, et plus difficile à soigner. « Les personnes qui arrivent à l’hôpital après avoir pris, en une seule fois, un surplus de comprimés, peuvent être souvent sauvées car les analyses de sang permettent de révéler la quantité exacte de médicament dans leur corps, permettant ainsi aux médecins d’agir rapidement pour sauver leur foie », confirme le journal The Telegraph, alors que pour des prises excessives sur le long terme, « Les médecins ne peuvent pas déceler le problème parce que les tests sanguins ne montreront pas des taux anormalement élevés de paracétamol ».

L’étude montre enfin que les personnes concernées par ces surdoses de paracétamol étalées dans le temps ont en moyenne 39 ans. Elles en prendraient autant pour calmer certaines douleurs comme le mal de tête, de dents ou de dos, et seraient également susceptibles d’abuser de l’alcool. Cette expérimentation montre qu’une automédication extrême est plus dangereuse qu’une intention suicidaire.

Nicolas Pouilley

(Source : slate.fr)
Crédit photo : Hemera

VOIR AUSSI

Paracétamol et grossesse : une nouvelle étude alarmante
Thiotepa : polémique autour de médicaments anticancer périmés
Afssaps : la liste des 30 médicaments sous surveillance renforcée
Des médicaments trop chers pour les Français ?
Médicaments : les Français en consomment toujours trop