Handicap à Disneyland Paris: l'Unapei porte plainte pour discrimination

Handicap à Disneyland Paris: l'Unapei porte plainte pour discrimination
Handicap à Disneyland Paris: l'Unapei porte plainte pour discrimination
Fait-il bon être handicapé mental à Disneyland Paris? L'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei) a déposé plainte jeudi 3 juillet pour discrimination. En cause, le traitement dégradant réservé notamment aux personnes atteintes de trisomie 21 dans le parc d'attractions.
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Selon l'Unapei, toutes les personnes atteintes de handicap peuvent demander au parc qu'on leur remette un pass « accessibilité », présenté comme « prioritaire » par Disneyland Paris. Problème: loin de rendre l'accès aux attractions plus facile, il serait en outre imposé aux personnes atteintes d'un handicap mental visible physiquement (comme la trisomie 21), et impose des règles dérogatoires: « obligation d’être accompagnée par une personne valide, impossibilité de monter dans une attraction avec d’autres personnes handicapées et ce pendant toute la durée du cycle d’une attraction », ou encore « sortie des files classiques, entrée par les sorties des attractions, obligation de prendre rendez-vous à heures fixes », précise l'Unapei. Résultat, comme le rapporte un témoignage cité par le journal Libération, entre prise de rendez-vous pour accéder aux attractions et zèle sécuritaire, il n'est pas garanti qu'un groupe d'handicapés puisse participer à la moindre attraction au cours d'une journée.

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« Délit de faciès » et règles « dérogatoires » fondent la plainte en discrimination

« Lorsqu'une personne handicapée mentale se présente devant une attraction, elle est refoulée, doit obtenir un pass dit prioritaire, ce qui équivaut à une heure et demie de formalités », indique au journal le Point Thierry Nouvel, directeur général de l'Unapei. Le responsable parle de « mise à l'écart », en raison des « règles différentes et dérogatoires d'accès aux attractions », qui s'imposent à ces personnes. Ainsi, l'accompagnant d'un groupe de quatre personnes handicapées doit par exemple monter quatre fois dans la même attraction avec à chaque fois une seule personne. De leur côté, les autorités du parc affirment que ces mesures se justifient par un impératif de « sécurité ».