On en a pris plein les yeux. La bouche bée, l’admiration sans borne. Mais quelle femme ! Et on va tout de suite arrêter de faire semblant d’être surpris devant les derniers clichés d’Irina Shayk.
Depuis le début de sa carrière, on a eu l’habitude de la voir sous toutes les coutures. Habillée, déshabillée, mal habillée, plus habillée, dévêtue, habitée… Rappelons-le : cette femme sublime travaille avec son corps depuis vingt ans. Elle l’a vu changer, résister, fatiguer parfois, se renforcer souvent. Et elle continue de l’habiter pleinement. Alors photographiée à son insu sur les plages de Miami ? Irina Shayk rayonne.
En bikini noir, sourire aux lèvres, corps sculpté : la mannequin de 40 ans est à tomber par terre. Et en commentaires, les internautes ne s’y sont pas trompés. “Magnifique”, “quelle beauté naturelle”, “elle est tout simplement parfaite”, pouvait-on lire. Et évidemment, les trolls sont sortis du bois. Certains ont commenté de façon franchement dégoûtante le corps d’Irina Shayk : demandes de céder à la mode du BBL, injonctions à manger davantage, moqueries sur son statut de “supermodel”.
Franchement… c’est plus que pathétique. Et on imagine mal Irina Shayk prêter la moindre attention à ces absurdités. Dans ses interviews, la Russe parle souvent de son corps sans le romantiser. Oui, l’exposition fait partie du métier. Elle le sait et elle l'accepte. Mais elle ajoute autre chose : la confiance ne vient ni d’un chiffre ni d’un miroir. Et puis il y a la maternité, la naissance de Lea de Seine Shayk, née de son histoire avec Bradley Cooper.
Comme d’autres stars et anonymes, elle n’en a jamais fait un slogan, ni un argument marketing, ni une transformation spectaculaire à exhiber. Son corps post-partum n’est ni glorifié ni dissimulé. Il est là. C’est le sien. Et elle l’assume. “Mon exemple, c’est Emily Ratajkowski. Elle est toujours sexy et féminine, et elle prône l’acceptation de son corps. Je ne le dis peut-être pas aussi ouvertement, mais je suis totalement sur la même longueur d’onde : être mère ne signifie pas qu’on ne peut pas sortir en mini-jupe ou poster une photo sexy”, expliquait-elle à Harper's Bazaar.
Longtemps critiquée (comme toutes les mannequins, comme toutes les femmes exposées, comme toutes les femmes) Irina Shayk a appris à aimer ses “imperfections”. “Il faut s’aimer tel qu’on est. Ma fille y est pour beaucoup, et c’est grâce à elle que j’ai appris à m’aimer davantage, confiait-elle. C’est ce qu’il faut enseigner à nos enfants. On apprend à notre fille que le plus important, c’est d’être gentil avec les autres. Chaque fois qu’on l’emmène à l’école, on lui dit : ‘N’oublie pas la gentillesse et l’amour’.”
Les critiques ? Elle s'en tape. “Je suis tellement occupée. Nous n’avons pas de nounou, alors entre ma carrière, la cuisine, le ménage, habiller ma fille, l’emmener à l’école et toutes les autres tâches de maman, je n’ai pas le temps pour les avis des autres. Pourquoi diable cliquerais-je pour lire 2.000 commentaires ? Je n’y accorde pas d’importance. J’ai mes amis, ma famille. Ils m’aiment et je sais qui je suis. Je me fiche pas mal de ce que les gens pensent vraiment de moi…”, assurait-elle.
C’est peut-être ça, le plus beau discours. N’arrête jamais de revendiquer un corps réel. Un corps qui a travaillé, aimé, porté, donné naissance, continué. Un corps qui n’est pas un débat, mais une histoire.