Les femmes afghanes dénoncent le silence du monde face aux atrocités des talibans

Les femmes afghanes dénoncent le silence du monde face aux atrocités des talibans
Les femmes afghanes dénoncent le silence du monde face aux atrocités des talibans
A Kaboul, les manifestantes afghanes dénoncent l'inaction de la communauté internationale face aux violences des guerriers talibans.
A lire aussi

"Chaque jour la pauvreté fait des ravages, nos enfants meurent, les hommes n'ont plus de travail, ils se suicident et le monde se tait". Ce cri du coeur est celui de Husna Saddat. Cette manifestante afghane a défilé aux côtés d'une dizaine d'autres femmes ce 26 octobre à Kaboul afin de dénoncer l'emprise des talibans, qui ont repris le contrôle du pays en août dernier. Et l'inaction de la communauté internationale.

"Pourquoi le monde nous regarde mourir en silence ?", clame ainsi l'une des pancartes de ces citoyennes indignées regroupées dans la capitale, comme le rapporte Le Figaro. Ces femmes se battent également pour ce que les Talibans menacent de supprimer : l'accès à l'éducation pour toutes les filles afghanes, et la possibilité pour les femmes d'investir le marché du travail.

"Pourquoi personne ne nous entend ?", déplorent les citoyennes afghanes.

Une mobilisation nécessaire

Les femmes afghanes, relève encore l'AFP, exigent désormais du secrétaire général des Nations unies qu'il "soutienne" activement leurs droits les plus fondamentaux (et menacés). Elles se disent "privées de tout aujourd'hui" et se battent semaine après semaine pour conserver leurs libertés. Les médias présents lors de cette manifestation ont finalement été repoussés par une dizaine de gardes talibans dont certains armés.

La situation est toujours alarmante en Afghanistan. En août dernier, le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid "recommandait" aux femmes afghanes de "ne pas aller travailler" pour leur propre sécurité, les talibans n'étant pas suffisamment "formés" pour les respecter, selon lui.

"Ne pas permettre aux femmes de reprendre leur travail et leur empêcher de participer aux débats publics est définitivement une forme de violence. Nous devons nous assurer d'éviter la pire situation", alertait en retour Mohammad Naciri, directeur régional de l'entité des Nations unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes pour les régions Arabie et Asie Pacifique.