Un "bouton panique" contre les agressions sexuelles dans les hôtels américains

Bouton panique
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Aux Etats-Unis, plusieurs mesures, d'initiatives publiques ou privées, vont être mises en place pour équiper les femmes de chambre des hôtels d'un bouton panique en cas de violences sexuelles.
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Aux États-Unis, les violences sexuelles envers les femmes de chambres est enfin pris au sérieux. Depuis l'affaire Dominique Strauss-Khan, New York oblige le personnel des hôtels à avoir des boutons d'alerte en cas d'agression. Chicago et Seattle ont également pris des mesures similaires.


Ailleurs aux États-Unis, ce type de dispositifs fait son chemin. Dans un vote qui aura lieu en novembre, la ville californienne de Long Beach va demander aux électeur·trices d'émettre un avis sur une mesure qui permettrait aux femmes de chambre d'avoir des boutons d'alerte.


C'est Juana Melara qui est l'une des militantes de ce mouvement de longue date qui avait poussé pour cette mesure. Elle avait été nommée parmi les personnalités de l'année par le magazine Time en 2017, aux côtés d'autres femmes luttant contre les violences sexuelles. Elle-même avait été victime d'un homme qui s'était introduit, le pénis en érection, dans la salle de bain dans laquelle elle faisait le ménage.

Une révolution dans l'hôtellerie


Mais l'équipement de ces boutons panique n'est pas qu'une mesure reprise par les pouvoirs publics. L'American Hotel and Lodging Association a annoncé début septembre dans un communiqué, la mise en place de boutons panique chez 18 000 de ses 25 000 hôtels membres. Parmi eux, des grands noms de l'hôtellerie comme les groupes Hilton, Hyatt ou Marriott. Ils s'y engagent d'ici à 2020. C'est une révolution qui va se faire pour les milliers d'employées qui travaillent dans ces hôtels américains.


Dans un communiqué, l'association dit "s'engager à améliorer les politiques, les formations et les ressources qui, ensemble, visent à améliorer la sécurité dans les hôtels, y compris la prévention et la réponse au harcèlement et aux agressions sexuelles."


Les boutons pourraient par exemple envoyer directement la position de la personne agressée au service de sécurité de l'hôtel. Dans les plus petits hôtels, les boutons émettraient une forte alarme.


Par la voix de sa porte-parole, Katherine Lugar, L'Americain Hotel and Lodging déclare : "Nous sommes fiers des efforts de l'industrie hôtelière et nous sommes encouragés de voir notre industrie s'unir d'une manière sans précédent pour que nos employé.e.s se sentent plus en sécurité au travail. Les hôtels investissent dans la sécurité des employé.e.s et des client.e.s depuis des décennies, travaillant avec des expert.e.s pour mettre à jour continuellement les protocoles et les procédures qui assurent la sécurité des employés et des clients"


Il était temps, bientôt un an après le début le mouvement #MeToo, que l'industrie des hôtels s'empare du sujet.