Comment dire à son partenaire qu'au lit, c'est pas dingue

Comment dire à son partenaire qu'au lit, c'est pas dingue
Comment dire à son partenaire qu'au lit, c'est pas dingue
On l'aura lu dans plus d'un livre sur l'amour : la communication, c'est la clé. Alors si votre partenaire à la mauvaise habitude de confondre caresse délicate avec pression brouillonne, parlez.
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Puisqu'il n'y a pas que Père Castor qui peut raconter des histoires, moi aussi, j'en profite pour déblatérer sur ma vie quand le thème s'y prête. Coup de bol, aujourd'hui, il a fait mouche et m'a renvoyée à une époque heureusement presque oubliée.

Pour la petite anecdote, je vivais ma vie de célibataire londonienne plus ou moins épanouie quand j'ai croisé le chemin d'un Anglais tout ce qu'il y a de plus sympathique. Il était grand et assez rigolo, ça m'a suffit - un rien me suffisait à l'époque, c'était d'ailleurs peut-être pour ça que j'étais célibataire contre mon gré, mais c'est un autre sujet.

Je précise un détail qui m'a largement induite en erreur avant de rentrer dans le vif du sujet : ledit Anglais avait une assurance hors norme qui ne m'a pas (mais alors pas) du tout préparée à la suite. Bêtement, je m'étais dit qu'un mec aussi confiant et maître de son potentiel de séduction devait forcément assurer au lit. Grave erreur. A moins que les femmes Britanniques aient une passion dévorante pour tout ce qui s'apparente à un ballet de marteaux-piqueurs à pleine puissance, mais j'en doute.

Après un date expéditif où je discerne que l'humilité n'est pas son fort, arrive le moment de rentrer chez lui et de passer à l'acte. Je suis pleine d'espoir, il est plein tout court. Ni une, ni deux, on se retrouve sous la couette, moi à tenter de trouver une quelconque harmonie sexuelle, lui à se concentrer sur ce qu'il pense sûrement être la position dont toutes les femmes raffolent : le missionnaire épileptique. Ai-je vraiment besoin d'en dire plus ? Non. Vais-je le faire quand même ? Oui.

C'est parti pour deux minutes intenses de va-et-vient incontrôlés qui me font prendre pleine conscience du sens "baiser comme des lapins". Sauf que dans l'histoire, il n'y a que lui qui baise, moi, j'essaie d'éviter le trauma crânien à force que ma tête frappe contre le mur. L'affaire se termine, il s'allonge content de lui à mes côtés et je tente de reprendre mes esprits en priant pour qu'ils n'aient pas été réduits en bouillie. Il me lance un "how was it?" fier et je réponds un "great" un peu déboussolé et surtout dénué de toute sincérité.

Bien évidemment, on ne s'est jamais revus, déjà car je l'ai fui comme la peste et ensuite parce que ce genre de rendez-vous mène rarement au prochain. Mais je m'en suis un peu voulue de ne pas lui avoir dit ce que je pensais vraiment de sa petite séance de sport perso. Par honnêteté pour moi et aussi pour les suivantes. Qui sait, il se serait peut-être remis en question et aurait réalisé contre toute attente que le clitoris n'est pas uniquement là pour faire joli ?

Le dialogue, c'est la clé

Là où j'ai eu de la chance, c'est parce que j'avais le choix de ne plus jamais recroiser son chemin. Je n'avais pas de sentiments pour lui et notre incompatibilité ne m'a donc pas posé plus de problèmes que ça. Ce qui est plus difficile à vivre, c'est lorsque c'est avec notre partenaire du quotidien, à qui l'on est attachée, avec qui l'on fait des projets, que le sexe n'est pas au top. Ça arrive et ce n'est pas grave, être en symbiose tout au long d'une relation est rare.

Le tout, c'est d'en parler, même si ça paraît insurmontable. Et pour ça, il existe des façons plus douces que d'autres. Parce que même si la frustration de votre insatisfaction sexuelle peut vous plomber le moral, rappelez-vous que la personne d'en face a sûrement envie de bien faire et qu'elle mérite un peu de délicatesse.

Plutôt que de commencer en listant tout ce qui ne va pas dans votre lit, essayez d'évoquer ce que vous aimeriez qu'il ou elle vous fasse. A base de petites phrases du genre "J'aimerais bien que tu me touches ici, ça te dirait ?" ou "Viens on tente cette position avec tes mains comme ça". Voir ça comme un jeu en commun plutôt qu'une éducation - après tout, vous ne faites peut-être pas tout exactement comme il faut non plus.

Dans son livre What About Me? Stop Selfishness From Ruining Your Relationship, l'experte conjugale new-yorkaise Jane Greer explique ainsi que dans une relation, il faut aussi "prendre la responsabilité de son propre comportement. Dites 'Je sais qu'il y a des choses que je fais qui ne te plaisent pas, et il y a des choses que tu fais qui ne me plaisent pas non plus. On peut en parler ?'". Une remarque à prendre en compte dans un rayon plus large que celui de la chambre, d'ailleurs.

Si c'est la fréquence de vos rapports qui vous inquiète, là aussi, jouez-la avec tact. Au lieu de l'accuser directement d'un manque d'excitation, voire de soupçonner une infidélité, expliquez-lui ce que vous ressentez en l'incluant, comme le conseille aussi Refinery29 : "On ne fait pas l'amour autant qu'avant, et ça me donne l'impression que je ne t'attire plus." Oui, c'est dur à admettre, mais ça ne peut qu'améliorer les choses.

Il reste aussi essentiel d'être à l'écoute de ce que dit l'autre, sans pour autant mettre de côté ses propres désirs, ni son plaisir. Peut-être qu'il y a des raisons à son comportement, peut-être qu'il ne demande qu'à apprendre et qu'il ne sait pas non plus comment s'y prendre avec vous. Comprendre sans juger, et sans faire trop de compromis non plus, afin de retrouver un équilibre épanouissant - et jouissif, on vous le souhaite.

Et puis au moins, la discussion sera ouverte. Il se pourrait même que cela fasse évoluer d'autres points de votre vie privée. Croyez-nous, et privilégiez la communication, car personne ne mérite de passer ses ébats à compter les moutons.