Elle dézingue la culture du viol avec une photo de son chien

Elle dénonce la culture du viol avec une photo de son chien
Elle dénonce la culture du viol avec une photo de son chien
Ce chien a beaucoup à apprendre à ceux qui pensent que les femmes victimes "l'ont cherché". Et sa maîtresse l'a bien compris lorsqu'elle a posté son puissant message qui dénonce la culture du viol.
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Un message aussi simple que percutant. Sur Facebook, une jeune Américaine a décidé de s'adresser à ceux qui pensent encore que c'est un peu la faute des femmes si elles sont violées: "Elle n'aurait pas dû porter une jupe si courte, vous savez", "elle l'a bien cherché", etc.

Ce qui semble n'être qu'une photo de chien est en fait un message fort sur la culture du viol et le consentement. "A ceux qui disent que les femmes sont violées à cause de la manière dont elles sont habillées", commence Bree Wiseman, 22 ans, dans un post partagé sur Facebook le 20 juillet.

"Si un chien se comporte mieux que vous..."

"Voici mon chien. Sa nourriture préférée, c'est le steak. Il a les yeux rivés sur mon assiette. Mais il ne s'approchera pas plus parce que je lui ai dit non. Si un chien se comporte mieux que vous, vous avez besoin de réévaluer votre vie. N'hésitez pas à partager, mon chien est adorable."

La comparaison est si efficace que plus de 273.000 personnes l'ont partagée et plus de 164.000 l'ont likée.

Contactée par nos confrères du HuffPost américain, la jeune femme, pâtissière dans un restaurant du Tennessee, explique qu'elle a écrit ce texte car elle-même a été victime d'une agression sexuelle.

"Si un pitbull de quatre ans comprend le mot 'non', alors même qu'il regarde quelque chose qu'il veut tellement qu'il en bave, alors les adultes devraient comprendre 'non', peu importe comment l'autre adulte est habillé. L' apparence ne devraient pas faire la différence dans des cas d'agression sexuelle", souligne-t-elle.

"Elle l'a bien mérité"

"Elle l'a bien mérité, elle est responsable de ce qui s'est passé": cette phrase est encore trop employée aujourd'hui pour justifier le viol. Muriel Salmona, Présidente de l'association Mémoire traumatique et Victimologie, explique dans son livre "Violences sexuelles, Les 40 questions-réponses incontournables " que "c'est l'idée selon laquelle les femmes aiment ça, qu'elles le cherchent en s'habillant de façon trop sexy et en raison d'autres stéréotypes sous-entendant que la femme est une prédatrice". Cette idée participe à ce qu'on appelle la "culture du viol".

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