Emma Thompson, 63 ans, parle cash de sexe et de plaisir féminin

Dans une interview pour le "Glamour" américain, l'actrice Emma Thompson, 63 ans, a évoqué la sexualité des femmes, les stigmatisations liées au genre et notamment, l'écart orgasmique. On adore.
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A l'affiche du nouveau film Good Luck to You, Leo Grande, qui raconte l'histoire d'une femme de 55 ans en quête de son premier orgasme, Emma Thompson s'est livrée sur la sexualité des femmes. Et plus précisément, les inégalités auxquelles ces dernières font face jusque sous la couette.

Interrogée par Glamour US, l'actrice de 63 ans a d'ailleurs mis des mots sur un phénomène encore tabou : l'écart orgasmique, qui désigne le fait que les femmes hétérosexuelles jouissent moins que leur partenaire masculin. "L'écart orgamisque est évidemment une chose physiologique, mais c'est aussi parce que personne ne se soucie du plaisir des femmes", a épinglé Emma Thompson.

"Le plaisir des hommes a toujours été rendu plus important – a toujours été le but des femmes en quelque sorte. Les femmes sont donc là pour le plaisir masculin. Elles ne sont pas là pour leur propre plaisir", a-t-elle encore déploré.

Se libérer de l'injonction à la pénétration

L'actrice britannique poursuit en évoquant les différents combats féministes menés ces dernières décennies. Et la façon dont les nouvelles générations permettent à des carcans et des discriminations de voler en éclat.

"Maintenant, je parle à la jeune génération et elle est un peu plus avertie à ce sujet. Même la révolution sexuelle des années 60 était en quelque sorte un terme mal choisi. Je pense que beaucoup de féministes de mon âge regardent en arrière et se disent : 'Attendez une minute, c'était vraiment pour nous ?' Une partie de ça l'était pour nous. C'est génial de ne pas tomber enceinte à chaque fois que vous baisez quelqu'un. Mais était-ce vraiment pour le plaisir ? Notre plaisir ?"

La clé pour pallier l'écart orgasmique selon elle ? La communication et l'éducation. Mais aussi l'exploration de toutes les zones érogènes, loin de l'injonction à la pénétration. "Nous avons en quelque sorte relégué le sexe à nos organes génitaux, ce qui est réducteur et aussi complètement faux. Les gens ressentent du désir dans toutes sortes de parties différentes de leur corps." A bon entendeur.