"On ne sait pas quoi faire" : Lorie se livre sur sa bataille contre l'endométriose

"On ne sait pas quoi faire" : Lorie se livre sur sa bataille contre l'endométriose
"On ne sait pas quoi faire" : Lorie se livre sur sa bataille contre l'endométriose
La chanteuse et actrice Lorie s'est confiée à Michel Cymès sur le parcours du combattant qu'est la congélation d'ovocytes, et les douleurs qu'elle subit chaque mois.
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Invitée sur le plateau de Ça ne sortira pas d'ici, présenté par Michel Cymès le 26 février sur France 2, Lorie a abordé un sujet grave qui lui tient à coeur : l'endométriose. Elle avait déjà écrit un livre sur son quotidien, intitulé Les choses de ma vie, paru en octobre 2018. Mardi soir, elle est revenue sur les conditions dans laquelle elle vit cette maladie, et ce que la condition implique au niveau de sa fertilité.

Prise de poids et douleurs insoutenables

C'est la tradition dans l'émission, chaque invité·e doit donner sa taille et son poids, comme chez le médecin. Et Lorie n'y a pas échappé. Sauf que si la jeune femme révèle sa taille - 1,67 m - sans souci, elle avoue cependant avoir plus de mal à confier les chiffres de la balance. Et pour une raison particulièrement difficile : "Le poids, on est obligé là ? Non mais parce qu'à cause d'un traitement hormonal pour une maladie connue, j'ai pris quelques kilos. J'ai 5 kilos que je n'arrive plus à perdre."

Elle poursuit en évoquant cette fois les douleurs physiques qui accompagnent les changements liés aux hormones : "Je ne suis pas chochotte mais là, je suis obligée de caler mon planning en fonction de ces jours-là. Il y a deux jours dans le mois où je mets rien parce que je sais que je serai couchée (...) Je peux pas... Alors que je suis pas du tout du tout douillette, et là non c'est impossible !"

"Une injustice"

L'un des effets les plus traumatisants de la maladie : l'infertilité. 30 à 40 % des femmes atteintes d'endométriose y feraient ainsi face, selon Endo France. Pour mettre toutes les chances de son côté, Lorie a choisi de congeler ses ovocytes. Une procédure qui, elle le déplore, reste semée d'embûches et surtout n'est pas accessible à toutes les femmes : "[Les médecins] m'ont dit : 'La meilleure solution c'est d'aller en Espagne'", explique-t-elle. "Donc j'ai été voir sur Internet, mais on trouve 40 000 cliniques, on ne sait pas où aller, on sait pas quoi faire."

Elle évoque également le déroulé du traitement préalable au prélèvement : "On m'a conseillé une clinique donc je suis allée là-bas. C'est assez prenant parce que c'est des piqûres quotidiennes d'hormones pendant 12 jours, on a des examens à faire, des prises de sang, des échographies qu'on doit faire pendant deux-trois jours, qu'on doit envoyer à la clinique. Et quand la clinique nous dit 'Ok, c'est bon c'est maintenant', on a 24 heures pour aller en Espagne se faire opérer. Donc il faut pouvoir partir de chez soi : si on a une famille, son boulot, c'est pas forcément pratique... Et puis ça coûte cher d'aller là-bas : les trains, les avions. C'est pas donné à tout le monde et c'est une injustice !"

En France, une femme sur dix serait atteinte d'endométriose. Une condition dont on entend de plus en plus parler, notamment grâce à la prise de parole de personnalités telles que Lena Dunham, Laëtitia Milot et Enora Malagré, mais pour laquelle aucun remède n'existe encore.