"Quand va s'arrêter ce massacre ?" : Muriel Robin dénonce l'inaction face aux féminicides

Bande-annonce de la série "Mon ange" avec Muriel Robin
Alors qu'elle est à l'affiche d'une nouvelle série sur TF1 "Mon ange", la comédienne engagée Muriel Robin a dénoncé l'inaction du gouvernement face aux féminicides. Des déclarations fortes et pleines d'émotions.
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Muriel Robin est à l'affiche de Mon Ange, une nouvelle fiction policière qui débute ce jeudi 6 janvier sur TF1. Et lors de la promo de cette série, l'actrice a voulu une nouvelle fois donner de la voix pour dénoncer les violences faites aux femmes.

"Quand va s'arrêter ce massacre ? Cela rend fou ! Je ne peux pas vivre avec ça ! Je pleure en lisant le journal". Comédienne engagée, de sa performance dans le téléfilm Jacqueline Sauvage : C'était lui ou moi à son rôle dans Doutes, fiction poignante évoquant ouvertement le mouvement #MeToo, Muriel Robin s'est exprimée sur le traitement des féminicides en France.

Dans le cadre d'une interview pour Franceinfo, elle a témoigné de son indignation, alors que l'on dénombre déjà trois féminicides depuis le premier janvier 2022. "Je ne suis pas contente", a-t-elle affirmé à propos de la prise en compte des féminicides par le gouvernement. "Je travaille beaucoup avec Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes. Oui, il y a de la bonne volonté. S'ils ont pris conscience de ça, c'est grâce aux associations, grâce à Jacqueline Sauvage malheureusement qui nous a quittée", a-t-elle poursuivi.

L'artiste s'est notamment exprimée sur le sort des enfants dont la mère a été assassinée. "Il y a des femmes assassinées et des enfants qui sont séparés, qui nettoient le sang de leur mère qui a été assassinée. Après on les sépare. On les met dans des foyers différents. Quand va s'arrêter ce massacre ?".

"On va essayer de faire un truc fort"

Auprès de Franceinfo, Muriel Robin a également fustigé le manque d'hébergements pour les femmes victimes de violences. Ainsi que le budget insuffisant dédié à ces enjeux. Et ce, malgré les interpellations régulières des associations féministes. "Il y a de la bonne volonté, mais cela avance à 2 km/h. Ces femmes meurent. Ce n'est pas possible. C'est insupportable. Ce sont nos soeurs, nos amies, nos collègues. C'est nous !", a-t-elle dénoncé.

"C'est quoi la fraternité ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Je fais une grève de la faim ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? J'ai appelé Anne-Cécile Mailfert. On va essayer de faire un truc fort. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Je ne vais pas aller ouvrir les tiroirs-caisses. Je ne vais pas mettre une cagoule et trouver un milliard dans un tiroir-caisse de l'État. Cela rend fou ! Je ne peux pas vivre avec ça !", déplore encore Muriel Robin au média d'informations.

Une référence au budget qu'exigent les associations féministes afin de lutter contre les violences faites aux femmes et aux féminicides : un milliard d'euros. Un budget qu'a déployé le gouvernement espagnol.