"Merci", la campagne nécessaire pour encourager au don de gamètes

"Merci", une campagne nécessaire pour encourager au don de gamètes
L'Agence de biomédecine veut inciter les Français·e·s au don de spermatozoïdes et d'ovocytes pour faire face à la demande en hausse suite à l'adoption de la PMA pour toutes.
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Ce jeudi 21 octobre, les autorités sanitaires entament une campagne de sensibilisation au don de gamètes. Un projet qui prend la forme de plusieurs clips visuels et "a pour but d'augmenter le nombre de dons annuels afin de répondre aux besoins des receveurs, dans toute leur diversité", détaille l'Agence de la biomédecine, structure qui encadre la PMA, dans un communiqué publié le 20 octobre.

"Un don qui leur permet de réaliser le rêve d'une vie, devenir parents", insiste l'agence.

Depuis la promulgation de la PMA pour toutes, jusque-là réservée aux couples hétérosexuels ayant des problèmes de fertilité ou voulant éviter de transmettre une condition grave, le 2 août dernier, la demande d'ovocytes et de spermatozoïdes est en hausse. En face, en revanche, les dons manquent. Voire sont en baisse.

D'après l'institution, 317 hommes ont donné leur sperme en 2019, soit -18 % par rapport à 2018, et 836 femmes ont fait un don d'ovocytes , soit +7,5 % par rapport à 2018. Une réalité qui risque de creuser drastiquement des délais déjà longs.

"Merci"

Alors, pour pallier ce déséquilibre et encourager les Français·e·s à aider les couples ou les femmes célibataires qui souhaitent concevoir un enfant, rien de tel que des images et un message forts.

Dans l'une des vidéos, qui dure moins d'un minute, on voit des hommes et des femmes dans l'attente d'un résultat tout particulier : celui d'un test de grossesse. On perçoit l'émotion, le stress, la hâte, l'appréhension du négatif. Et d'un coup, la joie d'un futur tant espéré, d'une famille qui se dessine grâce à un signe "+", ou plutôt, cinq petites lettres : "merci". "Merci de leur donner la possibilité de devenir parents", conclut l'Agence de biomédecine.

En parallèle de cette première campagne, une deuxième abordera la levée de l'anonymat des donneurs et donneuses de gamètes, qui entrera en vigueur le 1er septembre 2022. Ainsi, si l'enfant né du don le souhaite, il pourra obtenir l'identité de celui ou celle qui a permis sa conception à sa majorité. Ce deuxième temps a donc pour objectif de "rassurer les donneurs".