Refusées à un casting, ces mannequins noirs répliquent sur Instagram

lqdkfbq!df,b
lqdkfbq!df,b
Lors d'un casting pour la marque américaine de maillots de bain Kya Swim, des mannequins noirs ont été refoulées à cause de leur couleur de peau. Elles ne se sont pas laissées démonter.
A lire aussi
Elle dénonce ces influenceuses blanches qui prétendent être noires sur Instagram
News essentielles
Elle dénonce ces influenceuses blanches qui prétendent...

Elles en ont vu d'autres malheureusement, mais sous le coup de l'émotion, elles ont été soufflées. Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, le mannequin Joia Talbott a raconté en direct ce qui venait de lui arriver. Au casting de la marque de maillots de bain Kya, elle, et une douzaine d'autres modèles à la peau foncée, se sont vues refuser l'entrée, à la Swimsuits Week de Miami aux États-Unis le 12 juillet dernier.

Alors qu'elles font toutes la queue pour passer, plusieurs femmes redescendent de l'étage où se déroule le casting. Ces femmes expliquent alors : "Ne vous embêtez pas à monter, ils ont dit qu'ils ne choisiraient pas de mannequins à la peau foncée ou les filles avec des cheveux afros". Alors que les mannequins noirs plient baggages, la directrice de casting annonce que l'audition est terminée. Pourtant, des femmes à la peau claire continuent de monter.

Dix minutes plus tard, le top Joia Talbott tourne la vidéo où elle raconte avec une autre mannequin, Kacey Leggett, ce qu'il vient de ce passer. "Ils nous ont dit qu'ils ne voulait pas de modèles noires et que l'afro, ça n'allait pas le faire." La vidéo devient virale.

L'une des autres femmes présentes, Kate Citrone, pense également que la couleur de leur peau a pu être à l'origine du commentaire du directeur de casting, comme elle le raconte à Fashion Week Online : "En partant, j'ai remarqué que le designer acceptait toujours à la porte des mannequins à la peau claire, les ramenant à l'étage."

Un racisme éhonté que dénonce la jeune modèle : "C'est malheureux que cette industrie favorise une couleur de peau plus que les autres. Je crois vraiment que le système est en train de faire sa révolution et que les modèles afro-américaines et les "modèles à la peau noire" ont plus d'opportunités qu'avant dans le monde de la mode, je voudrais que cela continue".

Elle ajoute cependant : "Mais il y a des designers qui sont toujours scotchés dans le passé et qui refusent d'avancer avec leur temps. Kya Swim, le designer en question, accusé d'avoir renvoyé les mannequins avec une peau foncée, y compris moi-même, et celles avec des coupes afros pendant la Swim Week sont coupables de la même chose".


Sur le site de la marque incriminée, on peut remarquer qu'elle ne brille pas par la diversité de ses modèles. Pourtant, dans un communiqué cité par le New York Post, la marque ne comprend pas la polémique : "Tout le monde à KYA Swim est profondément troublé par les allégations de Joia Talbott et d'autres mannequins au sujet de l'événement [...] KYA Swim est fière de son bilan en matière de diversité et nous sommes en train d'examiner les événements pour revoir les actions de la société de production en charge du casting."

Le mannequin Joia Talboot ne s'est pas laissée démonter. Elle a réuni des femmes sorties du casting pour une glorieuse photo d'elles toutes en maillots de bain et l'a postée sur Instagram avec le commentaire suivant : "Quand un directeur de casting te dit qu'il ne veut aucun afro ou de femmes de couleur... tu leur montres à quel point tu as le pouvoir. Vous.Ne.Pouvez.Pas.Nous.Briser !"

Suite au partage viral de sa vidéo Facebook et de la photo postée sur Instagram, Joia Talbott a réagi : "Depuis que j'ai osé parler, cela a donné aux autres modèles la possibilité de le faire également. Combien de temps allons-nous encore souffrir en silence ? C'est injuste."

Elle met les choses au point : "On me dit 'non' tous les jours et je suis plus forte à cause de ça. Cela n'est pas le cas ici !! Ils sont passés au cran au-dessus pour nous faire comprendre que nous n'étions pas les bienvenues et c'est mal. [...] J'en ai marre de parler. Il est temps pour le changement. J'espère que l'on pourra progresser et être plus inclusif·ve. Au final, donnez-nous une chance égale aux autres. C'est ça qui est important."