Les burgers roses spécial Mondial 2019 ne passent pas (et son créateur les défend)

Les fameux burgers roses de Speed Burger  - Twitter
Les fameux burgers roses de Speed Burger - Twitter
Quoi de mieux pour célébrer la Coupe du monde féminine que des burgers roses ? Absolument TOUT, en fait. Mais ce n'est pas l'avis de la franchise Speed Burger.
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"Les Burgers Roses... Non, vous ne rêvez pas, ils sont bien roses !", s'exclame depuis début juin la chaîne Speed Burger afin de promouvoir sa nouvelle initiative : des burgers briochés colorés au jus de betterave. Pourquoi pas ? Mais là où le bas blesse, c'est lorsque l'on découvre la raison d'une telle teinte : faire honneur à l'équipe de France féminine de football. On a déjà connu déclaration d'amour - et opération de communication - plus subtile.

Et moins commentée, aussi. Car sur Twitter, le burger spécial Coupe du Monde reste sur l'estomac. Et les commentaires acerbes fusent. "Le burger rose pour la Coupe du monde féminine de football : à "événement exceptionnel", récupération commerciale sexiste !" s'exclame un internaute. D'autres relèvent l'ironie de la situation : "Speed burger soutient les Bleues... avec un burger rose !" - et le côté vieillot de ce casse-croûte que l'on a pas vraiment envie de porter aux lèvres : "Bah voyons ! Le rose pour les filles et le bleu pour les garçons. En 2019. Pincez-moi !". Oui, on est vraiment loin de "la vie en rose" promise avec enthousiasme par Speed Burger.

"Il s'agit juste d'un burger"

"Bien sûr, les garde-fous sont nécessaires, mais là, il s'agit juste d'un burger. Il y a des combats plus importants, non ?", a réagi Bruno Bourrigault, le PDG de l'enseigne. Interrogé par Le Courrier de l'Ouest, il tient à modérer ces réactions qu'il juge virulentes. Sexistes, ces burgers ? Pas du tout. "Je ne comprends pas ces attaques. Sur les réseaux sociaux, des gens se permettent de critiquer tout et n'importe quoi", déplore-t-il.

A lire le directeur général, trop peu de marques communiquent sur cet événement. Reste donc tout un champ à explorer. "Pour moi c'était juste une évidence. On n'a pas fait ça pour faire du mal aux femmes ou au football français, bien au contraire", insiste-t-il.

Et afin d'expliquer ce rose-betterave qui n'a pas vraiment séduit le public, l'homme d'affaires rappelle que le coq griffé sur le maillot des joueuses de l'équipe de France est, lui aussi, rose. Chez Franceinfo, il persiste et signe : "il y a toujours des gens qui cherchent à voir le mal partout. Que certaines personnes puissent être heurtées sur la couleur d'un burger quel que soit l'événement, c'est bien dommage". Que ces arguments marketing soient sincères ou non, l'on préférera plutôt tendre l'oreille du côté des employées du Speed Burger de Laval. L'une de ces salariées suggère que ce burger aurait très bien pu être fait "en bleu pour la couleur de l'équipe de France ou en bleu, blanc, rouge". Pas bête.