C'est quoi tous ces drapeaux rouges sur Twitter ?

C'est quoi tous ces drapeaux rouges sur Twitter ?
C'est quoi tous ces drapeaux rouges sur Twitter ?
Le réseau social Twitter semble noyé sous les emoji "drapeaux rouges" (ou "red flags"). Mais que signifient-ils au juste ?
A lire aussi

Votre feed Twitter a récemment viré à l'écarlate ? Vous repérez des petits drapeaux rouges en pagaille en guise de ponctuation des posts de vos connaissances digitales plus ou moins éloignées ? Ces "red flags" n'ont rien d'anodin : ils seraient là pour alerter tout un chacun que leur relation pue l'embrouille. Ou, en jargon plus formel, est toxique comme pas deux.

La tendance du drapeau rouge, c'est quoi ?

Tout part de l'anglais. Dans la langue de Shakespeare, les "red flags" sont ces comportements adoptés par un·e partenaire potentiel·le qui, force est de le constater, ne nous voudrait pas (que) du bien. En d'autres termes : quand on les repère, fuir à tout prix ou, à la rigueur, leur conseiller vivement de prendre rendez-vous pour entamer une thérapie (pas simple, on en convient).

Côté données, les chiffres ne mentent pas, et annoncent un phénomène parti pour durer encore un petit temps : entre le 10 et le 13 octobre, l'application a connu une augmentation de 21 % de l'utilisation de l'emoji drapeau rouge, et un nombre impressionnant de 1,5 million de tweets pendant la même période.

Un signe d'avertissement à ne pas prendre à la légère quand on l'identifie, on insiste... que le réseau social a décidé de s'approprier pour notre plus grand plaisir, avec sérieux, ou de manière plus humoristique - voire en faisant de croustillantes références à l'actualité.

"Je mets de la crème dans la carbonara"

Petit florilège de ces phrases que l'autre pourrait prononcer ou incarner pour nous faire battre en retraite : "J'ai changé" ; "c'est quoi ton signe astrologique ?" ; "je suis pas homophobe mais..." ; "moi le vaccin, j'y crois pas. J'ai lu sur Facebook que c'était dangereux" ; "je mets de la crème dans la carbonara" ; "les Scorpions" ; "n'envoie de messages qu'entre 23 heures et 4 heures du matin" ; et enfin, un savoureux "je suis un homme".

Le réseau social lui-même s'y est mis, avec un malin "je ne suis pas sur Twitter". Ou encore, le parti écolo EELV qui a associé au sigle un incisif "Ministère de la Transition 'ECOLOGIQUE'", épinglant le manque d'action flagrant du gouvernement.

De quoi s'amuser un moment... ou dénoncer avec ardeur et légitimité une cause qui, clairement, a besoin d'une urgente et universelle prise de conscience.