Un sex-club de Genève propose une fellation contre un vaccin

Un sex-club de Genève propose une fellation contre un vaccin
Un sex-club de Genève propose une fellation contre un vaccin
Pour inciter les Suisses à se faire vacciner, cette maison close genevoise a élaboré une offre insolite. L'établissement propose ainsi aux bénéficiaires des deux doses une fellation gratuite.
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C'est probablement l'une des campagnes de vaccination les plus inattendues. A Genève, le sex-club Delicious, qui se définit comme "le plus grand club érotique" de la ville helvétique, a trouvé ce qu'il considère certainement comme un argument convaincant pour amener ses clients à prendre rendez-vous pour la double injection : une fellation gratuite. Une offre valable jusqu'au 30 novembre pour toutes les personnes dotées d'un pénis qui auront reçu leurs deux doses dans les trois derniers jours.

"Pour remercier les personnes vaccinées de contribuer à la reprise d'une vie normale, le club Delicious offre à chaque personne vaccinée de moins de 3 jours une pipe, sur présentation d'un justificatif", décrit la plateforme à côté de photos de ses hôtesses, et d'un slogan choc qui laisse peu de place au doute : "un vaccin anti-Covid = une pipe offerte".

La campagne pro-vaccination du Delicious
La campagne pro-vaccination du Delicious

A noter que de ce côté des Alpes, la loi fédérale autorise le travail du sexe... et que la population n'est pas aussi vaccinée que le gouvernement le souhaiterait.

En Suisse, 35 % de non-vacciné·e·s

Si l'initiative n'émane pas du gouvernement, elle pourrait bien contribuer à réduire les rangs des réfractaires. En Suisse, 65 % des citoyen·ne·s sont vacciné·e·s. En France, à titre de comparaison, 89 % des plus de 18 ans ont une couverture vaccinale complète.

Avec la cinquième vague qui se profile en Europe, quand elle ne l'attaque pas déjà de plein fouet dans certains pays, les Etats membres veulent accélérer la cadence de la vaccination. En Autriche, depuis lundi, les non-vacciné·e·s doivent ainsi se confiner.

Et si "il n'y a pas de débat" au sujet d'une potentielle obligation vaccinale "pour le moment" en Suisse, "une nouvelle surcharge des soins intensifs n'est pas exclue", affirme au journal local Le Temps Virginie Masserey, cheffe de la section Contrôle de l'infection et programme de vaccination de l'Office fédérale de la santé publique suisse.

Pour Michael Beer, chef de projet de l'offensive vaccinale de la Confédération, "chaque nouveau vaccin est un pas en direction de la sortie de la crise", rapporte le média. Un enjeu que, visiblement, le Delicious a bien compris.