Luc Chatel et e-Enfance signent une convention contre le harcèlement sur Facebook

Luc Chatel et e-Enfance signent une convention contre le harcèlement sur Facebook
Luc Chatel et e-Enfance signent une convention contre le harcèlement sur Facebook
Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a signé avec l’association e-Enfance une convention destinée à prévenir le harcèlement sur Internet et notamment sur le réseau social Facebook. Les parents, les victimes et les professeurs pourront signaler et traiter les cas de harcèlement via l’association qui entretient des rapports privilégiés avec Facebook.
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C’est lors des Assises nationales sur le harcèlement scolaire, les 2 et 3 mai derniers, que l’idée avait été émise de créer un pont efficace entre l’Education nationale et l’association e-Enfance pour prévenir, signaler et traiter les cas de cyber-harcèlement entre élèves. Ce matin, Luc Chatel et la directrice de l’association e-Enfance, Justine Atlan, ont signé en présence d’Anne-Sophie Bordry, directrice des affaires publiques France et Europe du Sud de Facebook, et de Yann Padova, secrétaire général de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), une convention cadre visant à prévenir et à traiter le cyber-bullying entre pairs. Il sera désormais possible de signaler un utilisateur ou un compte harceleur directement à l’association e-Enfance, pour profiter de son expertise et de sa capacité de réaction.

Il y a quelques semaines, Justine Atlan, directrice de l’association e-Enfance, évoquait déjà ce partenariat sur Terrafemina, et les procédures mises en place pour répondre rapidement et efficacement aux situations de harcèlement sur Facebook : « Notre association a un contact privilégié chez Facebook, et une procédure est prévue pour les cas où les démarches de signalement sur le réseau social ne suffisent pas. Nous pouvons donc aider les parents lorsqu’un harcèlement se poursuit sur Facebook. Nous transmettons un dossier à notre contact pour faire fermer immédiatement le profil qui pose problème. Cette offre s’étendra désormais aux chefs d’établissement qui pourront passer par nous en cas de harcèlement d’un élève. »

Les humiliations, murs d’insultes, groupes et passages à tabac virtuels laissent la plupart des enseignants, chefs d’établissements et parents impuissants, tout en isolant encore les victimes jusque sur leur ordinateur personnel ou leur téléphone portable. La convention signée aujourd’hui entre dans le plan global du ministère de l’Education nationale pour lutter contre le harcèlement entre élèves dans l’enceinte et hors les murs de l’école.

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