Et si vous dessiniez votre confinement ? Le chouette défi soutenu par Pénélope Bagieu

La "coronamaison" parfaite ?
La "coronamaison" parfaite ?
Quel serait votre confinement parfait ? Et comment le dessineriez vous ? L'autrice féministe Pénélope Bagieu vous pose la question sur Twitter. Et les réponses, aussi colorées que libératrices, valent leur pesant de cacahuètes.
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"On dessine l'étage/la déco/la compagnie/les animaux/la bouffe/les fenêtres, enfin l'endroit idéal pour être confiné(e)! Et si on fait du noir et blanc, que les coloristes n'hésitent pas à reprendre les images...". C'est avec beaucoup de motivation (et d'inspiration) que la dessinatrice Pénélope Bagieu (à qui l'on doit les merveilleuses Culottées) a relayé le défi lancé par le designer Oscar Barda et initié par l'illustrateur Timothy Hannem (alias Tim) : imaginer à l'aide de son crayon son lieu de confinement idéal.

Un challenge qui a déjà généré des dizaines de créations graphiques à travers la toile. Mises bout à bout, ces fragments de lieux d'isolement cosy et colorés constitueront donc l'immeuble de confinés parfait. Plus qu'une initiative ludique (et propice à tuer le temps en cette période tout à fait particulière), c'est un véritable exercice de style qui s'esquisse. Un cadavre exquis pétri d'inventivité, d'humour et de poésie.

Confiné·e·s comme jamais

Un home sweet home en hommage à Albert Uderzo.
Un home sweet home en hommage à Albert Uderzo.

Ces dessins plein de vie ont déjà un nom : les "Coronamaisons". Remèdes à l'anxiété, elles se déploient sur le site du même nom, mis en place par Benoît Luce et Antonin Segault. Et que nous montrent au juste ces illustrations ? Un home sweet home baigné de lumière, pour l'architecte Pitholaur. Une séance yoga des plus apaisées avec dominances de jaune et toutou à l'affût, pour l'illustratrice nantaise Marion Point. Ou encore, bel hommage au regretté Albert Uderzo s'il en est, un intérieur gaulois à souhait où Astérix et Obélix dégustent leurs fameux sangliers, chaleureuse cheminée dans un coin et bouclier en évidence, par l'internaute ReliRelinRelou.

De l'importance du "chez soi".
De l'importance du "chez soi".

Confiné·e·s comme jamais, on s'éprend également de la qualité émotionnelle de ces esquisses. L'artiste et graphiste Tluonra insiste sur la dimension contemplative de l'instant - un coucher de soleil illumine le balcon. La peintresse Milie Picpic imagine un chez soi naturel au possible avec des plantes bien vertes et une balançoire faite de lianes. Comme un retour à l'essentiel. Dans le même genre, l'animatrice Mina Perrichon érige carrément une maison-aquarium. La designeuse Justine Vernier délivre quant à elle une ode à la libération féminine : seule, une femme arpente son foyer dans le plus simple appareil, émancipée des contraintes du monde extérieur.

Le "chez soi" revisité.
Le "chez soi" revisité.

Sans surprise, pas de bonne "coronamaison" sans nos amies les bêtes. Rappelons que les animaux sont nos meilleurs compagnons de confinement. D'un dessin à l'autre, chiens et chats se succèdent donc comme s'ils s'étaient réappropriés l'espace domestique. L'internaute LotheoPansamoni nous propose ainsi la vision d'un nid douillet de rêve, encombré ras-la-case de peluches et de félins câlins. Une évocation d'une indéniable douceur.

Le confinement parfait ?
Le confinement parfait ?

Dans son fascinant essai Chez Soi, la journaliste Mona Chollet définit les casanières et casaniers comme des personnes "dotées d'une capacité d'émerveillement sans cesse renouvelée devant un décor immuable". Ici, le décor change tout le temps, s'enrichit, se réinvente sans cesse. Si vous souhaitez poursuivre le mouvement, pas de problème : il vous suffit de télécharger le gabarit de la CoronaMaison, de dessiner votre pièce préférée et de la poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #CoronaMaison.

Allez, laissez-vous tenter.