Maquillage, régime, filtres... Joyce Jonathan n'en peut plus des injonctions

Joyce Jonathan à Roland Garros, le 9 juin 2021.
Joyce Jonathan à Roland Garros, le 9 juin 2021.
Dans cette photo : Joyce Jonathan
Interviewée sur le plateau de "Vivement Dimanche" sur France 2, la chanteuse Joyce Jonathan en a profité pour dénoncer les diktats de beauté faits aux femmes.
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Joyce Jonathan a décidé de ne plus se taire et d'épingler haut et fort les injonctions à la beauté dont les femmes sont victimes depuis toujours. Des diktats imposés par la société qu'elle dénonce dans son titre T'es beau, t'es beau, et explique plus en détail sur le plateau de Vivement dimanche, diffusée ce dimanche 17 avril sur France 2.

A Michel Drucker qui l'interroge sur le morceau, elle décrypte : "C'est une façon de dire à quelqu'un : 'Arrête de vouloir tricher sur qui tu es'. On a l'impression qu'il faut se mettre des filtres, se surmaquiller, faire des régimes, c'est super les régimes pour se sentir bien dans sa peau. On a l'impression qu'être mince, c'est la clé du bonheur, alors que finalement, la clé du bonheur, elle réside dans plein d'autres choses : dans le moment présent, dans le fait d'être entouré des gens qu'on aime puis surtout d'être bien dans ses baskets." Important.

Se concentrer sur "Les P'tites choses"

Pour se détourner de ces standards réducteurs et ravageurs, Joyce Jonathan invite notamment à se concentrer sur Les P'tites choses, deuxième titre de son nouvel album. "Les p'tites jolies choses/Ça met dans le gris juste une touche de rose/Ça change pas la vie ni la couleur d'la mer/Ces rayons d'soleil en plein hiver", chante la star qui encourage à voir le beau dans les moments difficiles, ou tout simplement à se concentrer sur ce qui nous fait du bien quand un orage passe.

En 2017, elle avait justement été victime de critiques nauséabondes en rapport à sa silhouette sur les réseaux sociaux. Après avoir posté une photo d'elle en maillot de bain, plusieurs internautes avaient commenté son poids, assurant qu'elle prônait l'anorexie. Des mots qui avaient particulièrement atteint la jeune femme, confiait-elle à l'époque.

Aujourd'hui, ses paroles émancipatrices pourraient en libérer plus d'une, et surtout faire prendre conscience à nombreux·ses l'impact d'une telle pression quotidienne. Des mots à partager et à répéter, sans hésiter.