Pourquoi cette campagne encourageant la masturbation est une formidable idée

Pourquoi cette campagne encourageant la masturbation est une formidable idée
Pourquoi cette campagne encourageant la masturbation est une formidable idée
Une initiative du ministère de la Santé de la région australienne du Queensland incite ses citoyen·ne·s à se "donner un coup de main". Ou comment briser les tabous autour de la masturbation depuis les plus hautes sphères de l'Etat.
A lire aussi

C'est une campagne réjouissante, rafraîchissante et nécessaire dont est à l'origine l'Etat du Queensland, en Australie. Mercredi 3 novembre, sur le compte Facebook du ministère de la Santé de la région, on pouvait voir une publication célébrant et invitant à la masturbation.

"Donnez-vous un coup de main", entame le texte, qui poursuit avec un message fort malheureusement encore trop rare à échelle gouvernementale : "La masturbation est une partie normale et saine de l'expérience sexuelle d'une personne et un excellent moyen de découvrir ce avec quoi vous êtes à l'aise. Le plus beau, c'est qu'elle est accessible à tous - et qu'elle offre également de nombreux avantages pour la santé et la sexualité !"

Le but de la manoeuvre ? "Il est important pour nous tous d'oeuvrer à la normalisation de messages sexuellement positifs sur la masturbation afin de réduire les sentiments de honte et de peur qui y sont associés, et d'améliorer la santé et la connaissance sexuelles en général", affirme l'institution. Sans aucun doute.

Adresser les stigmas

Et le post ne s'arrête pas là. En lien, un article fouillé et détaillé qui décrit les bienfaits de la pratique, les façons de l'aborder avec les jeunes et les stigmas associés.

"Certaines personnes sont gênées par la masturbation en raison de mythes dépassés. Par le passé, la masturbation a parfois été considérée, à tort, comme réservée aux hommes et accusée de provoquer des problèmes de santé, des perversions, une réduction de la fonction sexuelle, l'infertilité et bien d'autres choses encore, qui ne sont pas vraies", déplore l'institution.

"Il est important de se rappeler qu'il n'y a rien de honteux à avoir une relation avec son propre corps", continue-t-elle. "Aucune partie de votre corps n'est 'mauvaise', et rien de ce qu'il fait n'est anormal. Pour certaines personnes qui choisissent de se masturber, cela est considéré comme un acte de soin de soi, un moment d'apprentissage et/ou de développement personnel."

Et puis, le texte insiste sur un point essentiel : le consentement. "N'oubliez pas que la masturbation est une forme de sexe. Il est interdit d'avoir des relations sexuelles ou de pratiquer un acte sexuel avec une personne qui n'a pas donné son consentement. En d'autres termes, il est illégal d'avoir ou de continuer à avoir des relations sexuelles avec une personne qui change d'avis et ne donne plus son consentement."

Une question nous taraude alors : à quand une intervention aussi assumée par le ministère de la Santé français ?