Le Syndicat des Brasseurs Indépendants s'insurge contre les noms de bières sexistes

La bière sexiste la Cyprine
La bière sexiste la Cyprine
Le Syndicat National des Brasseurs Indépendants sera intraitable avec les noms de bières et les étiquettes à caractère sexiste. Il l'a fait savoir par le biais d'un communiqué.
A lire aussi
Au Maroc, les amazones de la fantasia mènent la charge contre les traditions sexistes
News essentielles
Au Maroc, les amazones de la fantasia mènent la charge...

Depuis le vin Pelure d'oignon, rosé qui aura alimenté quelques soirées de jeunesse, c'est la course aux noms "décalés" voire même douteux pour vendre de l'alcool. En témoigne les noms de bières sexistes qui fleurissent en même temps que la mode des bières locales.

On peut compter par exemple sur les bières Cyprine, venue de Pologne, à base d'extraits de sécrétions vaginales et au marketing ultra-sexiste ou encore Blonde facile, BHB Super Fuck, Hoppa Hontas (avec le combo raciste), la Pécheresse avec une femme dénudée sur l'étiquette et on passe.

Pour tenter d'y mettre fin, le Syndicat National des Brasseurs Indépendants a publié un communiqué sur sa page Facebook le 30 janvier intitulé " Stop aux bières sexistes et provocatrices ".

L'équipe du SNBI "s'insurge contre les bières aux noms provocateurs et sexistes". Pour le syndicat, "utiliser l'image de la femme ou encore de certaines pratiques sexuelles pour des marques de bières, est une pratique marketing qui devrait être interdite".

Il est fait mention du fait que la production de bière est un travail noble qui "doit être respecté". Pour cela, "l'utilisation de marques outrageantes par certains brasseurs est scandaleuse et dégrade l'image de l'ensemble de la profession".

Le communiqué ajoute que certaines personnes ayant "dénoncé ces pratiques sexistes subissent aujourd'hui un harcèlement, via des insultes, des vidéos pornos".

Si le SNBI dans sa demande d'un marketing moins sexiste est louable, le fait qu'il le demande pour ne pas ternir la profession l'est un peu moins.

C'est d'ailleurs ce que souligne une internaute sur leur page Facebook : "Ce communiqué indique que le SNBI est indigné parce que ces pratiques ternissent l'image de la bière, qui est un produit noble et qui doit être respecté... Et non parce qu'elles insultent et utilisent l'image des femmes. Voilà, je voulais juste préciser que cela m'avait frappée et indignée."

Une autre internaute répond à celles et ceux qui dénoncent la censure : "Les propos graveleux avec la bière sont vraiment pénibles et inutiles au niveau marketing. Ne me sortez pas que c est du 'politiquement correct'... C'est une expression racoleuse qui sert juste à des racistes, misogynes, homophobes, antisémites et délinquants de tout poil, a pleurer comme quoi ils ne peuvent plus distiller leur haine de l'autre."

Le combo cliché alcool=homme a fait long feu. Car non, les femmes ne sont pas toutes amatrices de mojitos et les hommes de bières. L'inverse est aussi possible.