Pour "matcher" sur Tinder, mieux vaut être écolo

Pour matcher sur Tinder, mieux vaut être écolo
Pour matcher sur Tinder, mieux vaut être écolo
D'après les conclusions du rapport Year in Swipe 2019 de Tinder, paru ce jeudi, s'impliquer dans la lutte pour l'environnement serait un vrai plus pour obtenir des touches.
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Les jeunes n'ont jamais été aussi engagés qu'aujourd'hui dans la lutte pour l'environnement. Il suffit de participer à une Marche pour le Climat pour se rendre compte de l'implication de la "génération Z" (personnes nées à partir de 2013), particulièrement pro-active, dans ce combat.

Un engagement fort qui se retrouve, logiquement, sur leurs profils Tinder. Selon le rapport Year in Swipe 2019 de Tinder, paru ce jeudi 5 décembre, la crise climatique est ainsi l'un des sujets les plus mentionnés sur les bios Tinder des 18-25 ans.

En France, les mots "changement", "engagement" et "environnement" sont parmi les plus cités sur l'appli, ainsi que le nom de Greta Thunberg, désormais plus populaire qu'Antoine Griezmann ou Kylian Mbappé sur les bios Tinder des Français. Une tendance qui se conforme dans le reste monde, où la jeune militante écolo fait partie des femmes les plus citées sur Tinder en 2019.

Comme le souligne Tinder dans son rapport, au-delà de rechercher le match, la génération Z se concentre donc sur l'idée de rencontrer quelqu'un qui partage ses valeurs, ses combats. Interviewée par Metro UK, Lucy, 22 ans, explique : "Je ne demande pas à ce qu'il/elle en fasse des caisses à ce sujet mais si quelqu'un a dans sa bio 'études de l'environnement' par exemple, cela attirera davantage mon attention. Ça serait super de trouver quelqu'un qui se préoccupe de l'environnement et pas juste par des choses comme 'je veux de l'argent et un beau corps'. J'aimerais rencontrer une personne qui se réalise autrement."

Un point de vue partagé par Sarah, 24 ans, qui explique que se préoccuper de l'environnement est clairement un point attractif chez quelqu'un. Elle nuance néanmoins : "Si quelqu'un mentionne la question de l'environnement sur son profil, cela va à coup sûr attirer mon attention puisque je suis également très préoccupée par cette question, mais si c'est un·e militant·e d'Extinction Rebellion par exemple ou un·e végan, je serais inquiète que cette personne ne soit pas drôle ou me culpabilise au lieu de m'apprendre à mieux agir."

Si la question environnementale est devenue si importante sur Tinder, c'est notamment parce qu'elle refléterait particulièrement bien notre système de valeurs. Selon la chercheuse Adele Walker, spécialisée dans le comportement humain, "les personnes qui nous ont influencé·e pendant notre enfance joue un rôle-clé sur ce qui peut nous attirer ou non une fois adulte. Par exemple, les études montrent que si, enfant, vous vous êtes fait mal après une chute par exemple, et que vous avez été réconforté·e par quelqu'un de grand et d'emphatique, vous risquez de trouver ces deux caractéristiques attractives à l'âge adulte."

Elle ajoute dans les colonnes de Metro UK : "Cette même logique s'applique dans ce que nous pensons être bien ou mal, d'intègre et de moral. Si nous trouvons quelqu'un qui a les mêmes valeurs, souvent issues de l'enfance, alors cette personne a de fortes chances de nous attirer."

Le phénomène touche également dans une moindre mesure la génération Y, qui se concentre davantage sur les voyages, qu'elle cite trois trois fois que la génération Z. Netflix, lui, truste le classement des deux générations.