Tout ce que vous n'auriez jamais voulu savoir sur les toilettes publiques

Comment survivre aux toilettes publiques ?
Comment survivre aux toilettes publiques ?
Ne nous voilons pas la face (la fesse krr krr), nous y faisons chaque jour un tour, à moins de vivre en état d'ermite assez préoccupant. Les toilettes publiques, ce lieu un chouille abject dont on n'ose à peine caresser les lavabos du bout de l'index méritent-ils leur sulfureuse réputation ? Un peu, mon neveu. Heureusement, il y a une solution à tout, que Terrafemina va vous donner.
A lire aussi

Jason Tetro est l'auteur d'un livre appelé The Germ Code. Microbiologiste de son état, il s'est intéressé aux bactéries de tout ordre, et notamment à celles qui pullulent dans les toilettes publiques. Le site Womenhealth l'a interrogé sur la véracité des légendes urbaines entretenant la sulfureuse réputation des toilettes publiques, et sur les éventuelles tactiques à adopter pour échapper à ces dangereux prédateurs invisibles que sont les bactéries. Voici ce qu'il en ressort...

1. Le point siège de la cuvette

Bon à savoir : Si les toilettes dans lesquelles vous vous rendez plein d'angoisse possèdent un couvercle, leur siège devrait comporter peu de bactéries, surtout si le couvercle a été baissé lorsque la chasse a été tirée. S'ils n'en ont pas (de couvercle), sachez que le siège n'est paradoxalement pas le point le plus infesté des lieux (environ 200 bactéries par cm2, sachant qu'on en trouve 500 à plusieurs milliers par cm2 en région centre de la cuvette mais... plus de 100 000/cm2 sur la peau).

La solution : Si Tetro rappelle que la peau constitue en elle-même une barrière de protection, il encourage évidemment les usagers des lieux à utiliser les housse de siège mises à leur disposition lorsqu'il y en a, ou encore à essuyer celui-ci à l'aide d'une lingette.

Pour les radicaux : Il indique également que, les bactéries étant pour la plupart propagées dans l'air lorsqu'on tire la chasse (pshiiiiit), il est conseillé de jeter les deux premières feuilles de papier, lesquelles peuvent avoir été contaminées par cet aérosol infecté (d'autre part, elles éviteront également l'effet éclaboussure des cuvettes. Et ça, vous n'y aviez pas pensé, pas vrai ?)

Gare aux éclaboussures !
Gare aux éclaboussures !

2. Le point tirage de chasse

Alors là, on espère que vous êtes en forme, ou que les poignées de chasse des toilettes de votre bureau ne sont pas trop hautes car, selon le spécialistes, il est impératif de la pousser avec... son pied (de l'intérêt de s'être mise au yoga car vous l'avez fait, n'est-ce pas ?). Vous l'aurez compris, ledit bouton a potentiellement été contaminé par les éclaboussures de cette fichue chasse, il ne s'agirait donc pas de tout gâcher en y collant toute votre paume immaculée. Si vous êtes vieux ou que la chasse est en mode tout petit bouton inaccessible, dégainez votre fameuse... lingette !

3. Le point lavage de mains

Vous vous croyez sorti d'affaire ? Que nenni. Comme dirait Mike Horn, "le plous dour est encore venir". Car tout le monde n'est pas (encore, mais après cet article, ça va changer) aussi bien informé que vous, et beaucoup auront transbahuté ces milliers de bactéries fécales de leurs grosses paluches à l'évier tranquillou sans se rendre compte de rien. Résultat, elles sont là à vous attendre. Pour peu que vous ayez la subite intention d'approcher vos mains de votre visage, le risque d'infection s'en trouverait alors décuplé.

Sachez-le, très peu de gens se lavent les mains correctement (60% des femmes et... 30% des hommes, on dit ça on dit rien). Pour ce faire, voici la (très contraignante) marche à suivre :

- Mouiller ses mains avec de l'eau chaude
- Appliquer du savon
- Frotter 15 à 20 secondes (le temps de chanter deux fois de suite "Happy birthday"*)
- Rincer à l'eau tiède
- Sécher

* ou " Joyeux anniversaire " si on a du mal avec les langues.

Joyeux anniiiiversaire joyeux anniiiiversaiiire joyeux aaanniversaiiireuuuu
Joyeux anniiiiversaire joyeux anniiiiversaiiire joyeux aaanniversaiiireuuuu

4. Le point séchage de mains

Si le robinet est manuel, utilisez une serviette pour le fermer (n'oubliez pas les 70% de cochonous qui y auront déposé Dieu sait quoi).
Concernant le séchage, s'il n'y a pas de serviettes mais un sèche-mains, prenez bien soin d'écarter votre visage du flux d'air (histoire de ne pas vous prendre une brume de bactéries fécales en pleine tête).

Pour les radicaux, Tetro conseille d'appliquer un gel désinfectant après le séchage pour plus de sécurité.

5. Le point sortage des toilettes

Vous la voyez la poignée ? NE VOUS LAISSEZ PAS TENTER. Non, vous ne pouvez pas anéantir tout le protocole précité pour si peu.
Au risque de passer pour un dingue (vous préférez passer pour un dingue ou risquer quelques bactéries fécales sur le visage ? Réfléchissez-y...), utilisez une dernière fois votre fameuse lingette, que vous aurez habilement planquée dans votre manche, par exemple, et puis jetez-là d'un air désinvolte en sortant.

Soufflez.

Vous êtes sain et sauf.

OUF !
OUF !