L'écriture inclusive rend leur vie horrible : ce débat hyper réac est si lunaire qu'il fait rire
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L'écriture inclusive rend leur vie horrible : ce débat hyper réac est si lunaire qu'il fait rire
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Le saviez-vous ? Certains individus sont si obsédés par le point médian qu'ils en perdent le sommeil. Le féminisme, le iel, les pronoms de genre, la non-binarité, tout cela les rend si nerveux qu'ils fulminent et se sentent bâillonnés. Bienvenue à Réac Land.
Ou plutôt, sur le plateau très émotif d'Estelle Denis, l'économiste Pierre Rondeau : "Arrêtez de nous faire chier avec l'écriture inclusive ! C'est ça votre combat ? Le pronom iel ? Comme si avec cette écriture on allai améliorer la lutte féministe et stopper les féminicides ?". Et si on rappelait les mots de l'historienne Eliane Viennot ? A TV5 Monde, elle rappelle : "Le masculin générique n'a pas toujours existé. Et surtout ça dépend de qui on parle, des époques. Autrefois, quand on parlait de la politique ou des étudiants, on ne parlait que des hommes puisqu'il n'y avait que des hommes qui faisaient de la politique et qui pouvaient étudier !"
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Et l'érudite de poursuivre encore sur l'Ecriture inclusive : "Cela ne prend pas la même forme en anglais, espagnol, russe, roumain ou français mais c'est la même idée qui est derrière, et qui est appelée de différentes façons. En général, "non sexiste" c'était ce qui était le plus répandu, mais maintenant on a "inclusif" qui est équivalent."
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A l'unisson, Sandrine Rousseau affirme ainsi : "Le masculin n'a rien de neutre. C'est pourtant pas compliqué"
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Raphaël Haddad, fondateur de l'agence Mots-Clés, interviewé dans nos pages en 2021, ne disait pas mieux en vérité à ce propos. Notre interlocuteur nous expliquait : "L'écriture inclusive est un levier efficace pour faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes en changeant notre manière d'écrire. L'écriture inclusive, qui ne se résume pas au point milieu [ou point médian, ndlr], vient déconstruire tous les mécanismes du sexisme ordinaire, qui dilue les effets des lois et des réglementations".
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"Il faut défendre l'écriture inclusive parce que l'écriture est engageante, c'est aussi une manière de donner de la force au sein d'une organisation à celles et ceux qui travaillent pour faire progresser l'égalité. Enfin, c'est un formidable levier de féminisation et de rajeunissement des audiences". Au risque d'empêcher certains hommes ou éditorialistes de dormir ?
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