Grossesse pathologique : une période à risques qu'il ne faut pas sous-estimer

Grossesse pathologique : une période à risques qu'il ne faut pas sous-estimer
Grossesse pathologique : une période à risques qu'il ne faut pas sous-estimer
Les Françaises sous-estiment les risques de la grossesse. Selon un sondage Opinion Way réalisé pour la Fondation PremUp, deux femmes sur trois n'en sont pas conscientes alors que près de 20% d'entre elles sont concernées par une grossesse pathologique.
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Une femme sur cinq connaît une grossesse pathologique chaque année en France, une période « au cours de laquelle survient un événement qui comporte un risque pour la mère ou pour l'enfant ». Et pourtant selon un sondage Opinion Way réalisé pour la Fondation PremUp, deux Françaises sur trois ont tendance à sous-estimer ces dangers pour elles-mêmes comme pour l'enfant. Une sur trois considère même qu’il ne s’agit pas d’une période à risques.

Le retard de croissance intra-utérin, première cause de mortalité néonatale

Des résultats très « surprenants et instructifs » pour le Dr Danièle Evain Brion, la directrice de la fondation PremUp. « Cette enquête nous montre qu'il y a encore beaucoup de pathologies totalement méconnues dans la société », ajoute la spécialiste, interrogée par le figaro.fr. Et en effet, si les femmes connaissent les risques de naissances prématurés, une sur deux ignore le retard de croissance intra-utérin, une pathologie à l’origine « de la grande prématurité » mais aussi « première cause de mortalité néonatale » et ses conséquences (handicap, problèmes de santé à l’âge adulte).

Il faut consulter avant la grossesse

Ainsi si les Françaises identifient parfaitement les comportements à risques (tabac, alcool), elles ne sont que 8% à savoir qu’un suivi médical insuffisant peut-être à l’origine d’une grossesse pathologique. Pour Danièle Evain Brion, il y a deux messages importants à faire passer : « Il est très important que les femmes aillent voir un médecin en amont de leur grossesse, ce qui permettra d'identifier rapidement des problèmes éventuels (hypertension, surpoids…) ». En effet, une femme sur deux déclare n'avoir rien fait pour la préparer médicalement alors que 75% d’entre elles sont programmées.

Deux tiers des Françaises n’ont pas reçu de conseils pendant leur grossesse

Enfin, pour la spécialiste, « le deuxième message s'adresse aux femmes en situation de précarité pour leur dire qu'il existe un réseau pour les recevoir : centres PMI (protection maternelle infantile), sages-femmes… Plus on déclare rapidement une grossesse, plus vite on entre dans un parcours de soin. » Un message d’autant plus important que près de deux tiers des Françaises déclarent ne pas avoir reçu de conseils de la part de professionnels durant leur maternité.

Pour lutter contre ces risques, la Fondation PremUp souligne l’importance de développer la connaissance autour des grossesses pathologiques. Elle organise le 13 octobre à Paris « La marche des bébés », afin de collecter des fonds pour la recherche sur le retard de croissance intra-utérine.

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