Forme
Syllogomanie : la manie de tout garder, une vraie maladie
Publié le 24 mars 2013 à 23:28
Certaines personnes sont incapables de faire le tri dans leurs affaires personnelles et de s'en séparer. Conclusion, elles s'accumulent souvent de façon dramatique. On dit qu'ils sont atteints de syllogomanie, une maladie mentale qui intéresse de plus en plus médecins et médias.
Syllogomanie : la manie de tout garder, une vraie maladie Syllogomanie : la manie de tout garder, une vraie maladie


La syllogomanie, autrement dit le « goût immodéré pour l'accumulation », n'était considérée - encore récemment - que comme un trouble obsessionnel compulsif. Pourtant, elle passionne de plus en plus les chercheurs, et devrait bientôt être classée parmi les véritables maladies. Ce trouble fait même l'objet d'une émission de téléréalité américaine intitulée « Hoarders » (Les amasseurs).

Aujourd'hui, 2,3 à 4,6% de la population serait concernée. Parfois bénigne, la maladie peut prendre une dimension plus dramatique. Vieux bibelots, anciens journaux ou de vêtements abîmés... par peur de manquer, le malade est incapable de faire le choix de jeter. Les objet s'accumulent donc, jusqu'à, parfois, menacer la vie.

Dernier point, et non des moindres, la sylligomanie serait héréditaire.
« De nombreux accumulateurs compulsifs, lorsqu'on le leur demande, peuvent parler d'un oncle ou d'un grand-père "ayant tendance à tout garder" », peut-on lire dans le figaro.fr.

Des coachs pour aider à trier et à jeter

Seul espoir pour les malades : se faire aider par des organizers coachs qui aident à ranger, trier et jeter ce qu'ils ont accumulé. « Seules, ces personnes ne savent plus comment s'en sortir, elles ont besoin d'une aide concrète pour oser jeter », témoigne Anouk Le Guillou, gérante de la société Place Nette, spécialisée dans l'aide aux personnes atteintes de sylligomanie.

Dans de nombreux cas, il a été observé que la sylligomanie était liée à la dépression. Anouk Le Guillou poursuit : « Ils me le confient : ils se sont laissé envahir au moment où ils allaient mal, et n'en sont pas ressortis. » D'après elle, 60 à 65% de ses clients sont concernés par une dépression. Dans son livre intitulé Dirty secret, Jessie Sholl, écrivain new-yorkaise et fille d'une mère syllogomane, confirme. Lorsque sa mère a perdu son compagnon, elle est tombée malade, ce qui l'a conduit à entasser tous ce qu'elle possédait, jusqu'à sacrifier des pièces entières d'objets sans intérêts.

Alice Bidet

VOIR AUSSI

Téléphone, sac à main, serviette : le top 10 des objets sales de notre quotidien
Dépression : les consommateurs de sodas light plus exposés
L'addiction à internet, une maladie mentale ?

Par La rédaction | Journaliste
Nous traitons toute l'actualité des femmes sur terrafemina
Mots clés
Forme Santé maladies hommes / femmes
Sur le même thème
"Son vieux machin tout mou" : cette blague très osée de cette chroniqueuse de Quotidien sur l’Abbé Pierre n’est clairement pas passée inaperçue
cinéma
"Son vieux machin tout mou" : cette blague très osée de cette chroniqueuse de Quotidien sur l’Abbé Pierre n’est clairement pas passée inaperçue
27 février 2026
Une femme est tuée toutes les 10 minutes dans le monde : cette grande actrice et amie de Marie Trintignant dénonce le fléau des féminicides
Société
Une femme est tuée toutes les 10 minutes dans le monde : cette grande actrice et amie de Marie Trintignant dénonce le fléau des féminicides
13 février 2026
Les articles similaires
Dernières actualités
Et si ton chien te sauvait de la solitude urbaine ? Les toutous nous aident à créer du lien avec des inconnus, c'est vital (et politique)
relations
Et si ton chien te sauvait de la solitude urbaine ? Les toutous nous aident à créer du lien avec des inconnus, c'est vital (et politique)
13 mai 2026
Mais pourquoi on aime tant... détester ? J'ai enquêté sur le phénomène du "hate watching" (et ça m'a emmené très loin)
relations
Mais pourquoi on aime tant... détester ? J'ai enquêté sur le phénomène du "hate watching" (et ça m'a emmené très loin)
6 mai 2026
Dernières news