Obsolescence programmée : une loi contre la réduction de la durée de vie des produits

Obsolescence programmée : une loi contre la réduction de la durée de vie des produits
Obsolescence programmée : une loi contre la réduction de la durée de vie des produits
Le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé a annoncé mardi qu'il avait déposé une proposition de loi pour lutter contre « l'obsolescence programmée des produits ». La fin des imprimantes en panne, des batteries qui grillent et des collants qui filent ?
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Une pétition intitulée « Stop aux collants conçus pour filer » et relayée par le site Avaaz mardi 23 mars réclame au gouvernement de sanctionner comme un délit les procédés visant à raccourcir la durée de vie des biens de consommation dans la loi sur la consommation de juin prochain. Les auteurs menacent même de grève de la jupe le ministre de l'Économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, si celui-ci n’agit pas.

Un délit d'obsolescence programmé

C’est justement le projet de loi que vient de déposer le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé afin de lutter contre « l'obsolescence programmée » des produits. Interrogé mardi par Europe1.fr, le sénateur souhaite ainsi étendre de deux à cinq ans la durée légale de garantie des produits électroniques, mais aussi créer un « délit d'obsolescence programmé » : « Au bureau, au Sénat, nous avons des imprimantes qui tombent en panne toutes les 15 000 coupures. C'est toujours la même pièce qui fait défaut et au moment où la garantie prend fin. Tout le monde, chez soi ou au travail, a été témoin d'une telle scène », a-t-il ainsi insisté.

Des constructeurs « ouverts » à cette idée

Jean-Vincent Placé propose enfin de rendre les pièces détachées disponibles pendant 10 ans : « Les entreprises, surtout dans les nouvelles technologies, savent déjà ce qu'elles vont sortir dans dix ans, a-t-il expliqué sur Europe1.fr. Elles pourraient tout sortir maintenant. Mais elles organisent la fin de leurs produits pour pousser le consommateur à acheter plusieurs fois… » Problème, cette donnée reste très difficile à prouver, mais le sénateur l’a assuré, les constructeurs « se sont tous montrés ouverts » à cette idée. Les débats eux, débuteront au Sénat le 23 avril prochain.

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