Elle raconte son déni de grossesse sur Twitter, son post devient viral

Elle raconte son déni de grossesse sur Twitter, son post devient viral
Elle raconte son déni de grossesse sur Twitter, son post devient viral
Léa croyait rentrer aux urgences pour des colliques néphrétiques, elle en est ressortie avec un bébé. Le déni de grossesse total, c'est une expérience que vivent chaque année 330 femmes en France.
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Le tweet a fait le tour du réseau social. Ce mardi 5 octobre, une vingtenaire du nom de Léa publie le message suivant : "T'arrives aux urgences générales en pensant que t'as des coliques néphrétiques (dont les douleurs s'apparenteraient à celles des contractions, ndlr) et en fait 3 heures après t'as un bébé dans les bras".

Ce message a été retweeté plus de 30 000 fois.

Dans les commentaires sous le tweet, les félicitations pleuvent. "C'est effrayant le déni de grossesse, et fascinant. Ce que le corps humain peut faire. Je vous souhaite vraiment tous les bonheurs avec ce petit bébé surprise", peut-on notamment lire. "La chance purée ! Évitez 9 mois de grossesse et sortir de la maternité avec une petite merveille c'est tellement mon rêve", plaisante une jeune femme.

Les témoignages similaires aussi, se bousculent. "J'ai su que j'étais enceinte à 7 mois à cause de douleurs au ventre", raconte une internaute. "Il est arrivé la même chose à mon amie, elle est montée pensant qu'elle avait un ulcère à l'estomac 2h après mon filleul est né", se rappelle une deuxième. "Bienvenue au club des dénis de grossesse, moi je pensais avoir l'appendicite, et à l'écho, ils m'ont dit : 'c'est une tête, vous accouchez dans 1h'", lâche encore une autre, suscitant une certaine inquiétude.

Car si le phénomène est rare, il n'est pas exceptionnel.

330 femmes font un déni de grossesse total chaque année

En France, chaque année, ce sont entre 1500 et 3000 qui font un déni de grossesse, d'après une étude de l'Association pour la santé de l'enfant dans son parcours de vie (AFPSSU), soit environ 3 femmes sur 1000. 1600 ne savent pas qu'elles sont enceintes au-delà du cinquième mois de grossesse, ce qu'on appelle le déni de grossesse partiel, et 330 femmes apprennent qu'elles vont avoir un bébé le jour de l'accouchement, ou déni de grossesse total. Le cas de Léa, donc.

Auprès des Maternelles, la docteure Pauline Minjollet détaille : "C'est un mécanisme psycho-corporel très fort et inconscient. Il agit comme un mécanisme de défense. Et lorsque certains signes pointent leur nez comme les maux de ventre ou nausées, les femmes imaginent que cela est dû à une constipation ou à une indigestion. C'est une dissimulation. Elles n'ont pas conscience de leur état, rien ne leur permet de repérer les signes de grossesse. Leur corps ne montre aucun symptôme. Elles sont vraiment dans l'ignorance qu'elles attendent un enfant."

Elle évoque également un aspect quasi irréel : "Ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'une fois que ces femmes prennent conscience de leur grossesse, en quelques heures, le ventre peut se développer. C'est la levée du déni qui fait que quelque chose se débloque psychologiquement et physiquement. Ensuite, le foetus prend sa place en avant. J'ai rencontré une femme qui a découvert sa grossesse aux urgences et qui, une fois le déni levé, ne pouvait plus agrafer son pantalon. Le changement morphologique est très rapide et très impressionnant."

Au fil d'autres tweets mordants, la nouvelle maman n'hésite pas à rembarrer les commentaires qui mettent en doute sa version, et exprime être comblée par cette nouvelle pour le moins inattendue. "C'est bouleversant (...) mon ptit coeur il en peut plus elle est trop jolie en plus", confie-t-elle. "J'étais en train de tomber en dépression saisonnière (bien violente comme chaque année) mais en fait avec la petite maintenant j'en ai absolument rien à foutre que dehors il fasse -15 et qu'il pleuve", lance-t-elle. "Peut même y avoir une tempête que j'm'en taperais le cul par terre".