Vous avez probablement besoin d'un "reset day" (et voici comment s'y prendre)

Vous avez probablement besoin d'un "reset day" (et voici comment s'y prendre)
Vous avez probablement besoin d'un "reset day" (et voici comment s'y prendre)
Stress, anxiété et fatigue constituent votre routine de travail ? Il est grand temps de dire "STOP" et de lancer le mode "réinitialisation". Le mode quoi ? On vous explique.
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S'il y a un phénomène qui perdure dans le monde du travail, qu'il soit question de présentiel ou de distanciel, c'est bien celui du burn-out. La fatigue professionnelle s'exprime par-delà les murs de votre bureau et il est bien souvent compliqué de lutter contre l'épuisement et l'anxiété qui vous submergent. Ce qui ne présage rien de bon pour la santé mentale et physique.

Mais alors, comment (ré)agir illico face à la fatigue et au stress que peuvent engendrer cette période anxiogène à l'ère du Covid ? De plus en plus de magazines de psychologie délivrent une réponse en forme d'appellation curieuse : privilégier le mode "reset". Soit, sur les ordinateurs, smartphone ou consoles, ce qui permet de remettre la machine à son état initial. Peut-être tiendrait on sous ce qualificatif high tech une recette magique et accessible à tous.

Mais comment ça fonctionne, humainement parlant ? On vous explique.

Vous avez probablement besoin d'un "reset day" (et voici comment s'y prendre)
Vous avez probablement besoin d'un "reset day" (et voici comment s'y prendre)

Le "reset day", qu'est-ce que c'est ?

Le "reset day", qu'est-ce que c'est ? Simple : cela consiste à réserver une journée dans sa semaine pour appuyer sur son bouton de réinitialisation et donc, remettre un peu d'ordre dans son esprit. En gros, prendre soin de soi, se dédier à des activités épanouissantes, ou simplement à des petits plaisirs trop négligés le reste du temps. C'est aussi se réapproprier ce temps justement, trop accaparé par l'environnement professionnel et l'appréhension des événements à venir d'ordinaire. Et ainsi, éviter d'accumuler les angoisses et projets trop encombrants.

Comme le détaille le blog de psychologie What now, Nat ?, le "reset day" est indispensable pour face au "sentiment de dépassement" qui nous gagne parfois toutes et tous. Dépassement, ou simplement surmenage. "Lorsque l'on assume trop de tâches, l'on peut facilement donner la priorité aux mauvaises choses", explique à ce titre le site.

De plus, ne pas se dédier une pause salvatrice d'une journée (le week-end par exemple) ne ferait "qu'exacerber les schémas de pensée négatifs dans votre esprit et, par extension, diminuer votre productivité". A cela, ajoutez qu'en situation d'anxiété, "votre corps aura tendance à vous envoyer des signaux sous forme de maux de tête, de maux d'estomac, et vous remarquerez également des changements dans votre sommeil et votre appétit", assure la psychologue Kasia Richter à Stylist.

Ne pas se réinitialiser serait donc rapidement contre-productif.

Avez-vous besoin d'un "reset day" ?

Selon Laura Steventon, thérapeute spécialiste du soulagement du stress et de l'estime de soi interviewée par Stylist, vous saurez que vous devez réinitialiser votre système nerveux lorsque vous :

  • Manquez de clarté et/ou de concentration
  • Trouvez la prise de décision plus difficile
  • Vous êtes plus grincheux que joyeux·se
  • Vous vous sentez submergé·e
  • Vous êtes moins productif·ve que d'habitude
  • Vos heures de lever et coucher sont décalés
Vous avez probablement besoin d'un "reset day" (et voici comment s'y prendre)
Vous avez probablement besoin d'un "reset day" (et voici comment s'y prendre)

Comment le pratiquer ?

Mais que serait cette pause en question ?

"Parfois, nous sommes tellement épuisés que nos "jours de réinitialisation" consistent simplement à dormir, à manger et à nous reposer. Nous pouvons à peine faire plus que regarder la télé et, si nous nous sentons très vertueux, faire une petite promenade", explique la thérapeute Charisse Cooke.

"Cependant, il est bon d'intégrer des activités véritablement nourrissantes durant ces 'reset days'. Appeler notre meilleur ami et avoir un bon rattrapage, avoir des relations sexuelles avec notre partenaire, réserver trois week-ends de détente dans l'agenda au cours des trois prochains mois, cuisiner un repas ou parler à un thérapeute."

A vous de choisir ce qui vous convient le mieux : exercices de respiration, méditation matinale, promenade dans un parc à l'heure du déjeuner, loisirs divers le soir, lecture agrémentée d'un chocolat chaud le week-end... En solo, ou pas d'ailleurs. L'idéal est de déployer plusieurs formes de pauses personnelles qui pourraient à la longue constituer une routine, apaisante, intime et riche de sens.

"Quoi que vous finissiez par faire, la clé est de vous reconnecter à vous-même et aux choses qui vous apportent de la joie, de vous libérer et de détourner votre esprit des engagements et des responsabilités qui peuvent vous submerger, juste pour une journée", prescrit le coach en leadership Tee Twyford à Stylist. Autrement dit, accordez-vous à tout prix un jour "off" : pas de mails professionnels à consulter, pas de réseaux sociaux à scroller.

La paix, quoi ! Ce n'est pas trop demander, rassurez-vous. Hormis la méditation, la détox des réseaux sociaux (voire même, du smartphone tout court) ou encore le rangement (Marie Kondo valide), valorisez une activité originale, créative et plaisante : l'écriture libre. En somme, laisser son esprit vagabonder à travers sa plume plutôt que de s'enfermer dans ses pensées. Tenir un journal en ce sens peut permettre de libérer beaucoup de choses. Mais aussi de rester "à l'écoute de sa voix intérieure", poétise le blog.

Certains pourront même décliner la création personnelle selon leurs envies : poésie, dessins, collages, coloriage... L'important est encore de trouver son espace à soi et de s'y nicher.

Il est important de noter que cette "journée de réinitialisation" ne doit pas nécessairement être un programme complet de choses à faire, ce qui pourrait avoir l'effet inverse. La coach Joanna Blazinska suggère d'utiliser la règle des 70-30 : 70 % d'activités planifiées et 30 % de spontanéité.

Et si on testait ?

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