7 influenceuses fitness qui changent (vraiment)

7 influenceuses fitness qui changent (vraiment)
7 influenceuses fitness qui changent (vraiment)
La catégorie "fitness" d'Instagram semble ne recenser qu'une tonne de jeunes femmes aux corps ultra-minces. Des modèles loin de représenter la pluralité de la société. Voici 7 influenceuses qui parlent sport et "healthy" tout en sortant d'une norme dépassée.
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Tous les corps sont beaux. Mais tous les corps sont loin d'être représentés sur les réseaux. Il est d'ailleurs un milieu qui souffre particulièrement de ce manque de diversité flagrant : le fitness, et tout ce qui a trait au sacro-saint mode de vie "healthy".

Généralement, ou en tout cas jusqu'ici, quand on tombe sur des comptes Instagram qui prêchent cette bonne parole, leurs créatrices correspondent parfaitement aux standards de beauté érigés en idéaux par l'industrie de la beauté : minces et toniques. Et blancs. Loin de la pluralité des utilisatrices de la même plateforme, et de celle de la société plus largement. Une uniformité nocive, car source de complexes (variés pour le coup) chez celles qui ne s'y reconnaissent pas.

Heureusement, nombreuses influenceuses réussissent petit à petit à la corriger, en s'imposant, elles et leur silhouette, aux antipodes de ces fameux diktats pour mieux les redéfinir, cassant des codes fatigués à mourir. Au-delà de leur physique, leur discours aussi invite à une nouvelle (pour ne pas dire meilleure) approche du domaine. Moins de restriction et de discipline, plus d'acceptation et de bienveillance.

On a déniché 7 noms qui nous donnent envie de remettre la main sur le seul legging de notre garde-robe, forcément acheté pendant le confinement, et de l'enfiler pour autre chose qu'un plat de pâtes devant Netflix. Ou du moins, pas tout de suite.

1- Jessamyn Stanley (@mynameisjessamyn)

Jessamyn Stanley est la fondatrice de The Under Belly, une plateforme de cours de yoga en ligne qu'elle tient elle-même. Elle est aussi autrice, et hôtesse du podcast Dear Jessamyn dans lequel elle aborde entre autres le polyamour, le privilège blanc au sein de la communauté lesbienne, ou encore le nécessaire désir que l'on doit entretenir pour soi-même.

Au fil de ses posts, elle illustre également son activisme et son engagement auprès des mouvements Black Lives Matter et de défense des droits LGBT, pour ne citer qu'eux. Ce mois-ci, elle figure en couverture du magazine Cosmopolitan UK, qui interroge 11 femmes sur pourquoi le bien-être ne doit pas être réservé à une taille unique. Inspirant.

2- Julia Parzyck (@fitfatandallthat)

L'Américaine est coach spécialisée dans les troubles alimentaires, condition qu'elle a pu surmonter plus jeune. Elle prône désormais une relation saine avec son corps qui incite à l'équilibre, à des années lumières de la culture de la maigreur comme seule option valide et des régimes restrictifs pour y parvenir. Voire des régimes tout court, d'ailleurs.

Son credo : savoir se connecter à son corps, à sa faim, à ses envies, à ses besoins. Et l'aimer profondément, pour mieux guérir. "Et si la même énergie que vous mettez à douter de vous-même, à vous haïr, à vous critiquer... vous la mettiez à essayer de vous aimer ?", lançait-elle en plein confinement. A cela s'ajoute des clichés authentiques et un défilé de tenues (de sport ou non) qui encouragent à s'y mettre rien que pour le style.

3- Tally Rye (@tallyrye)

"Si vous en avez assez de vous infliger des séances d'entraînement que vous n'aimez pas pour absolument obtenir des 'résultats', et que vous voulez essayer de déplacer votre nouveau corps d'une façon qui se concentre sur le mouvement comme une forme de self-care, alors c'est l'endroit qu'il vous faut".

"L'endroit", c'est le compte de Tally Rye, instagrammeuse étiquetée fitness qui priorise le bien-être mental, la santé et l'intuition avant les exploits physiques et l'apparence qui, pense-t-on à tort, va avec. Elle insiste particulièrement sur l'importance du repos, loin d'une culpabilisation néfaste et d'une diabolisation de la paresse clairement contre-productive. Ça tombe bien, la paresse, ça nous connaît. Et ça nous plaît.

4- Tiffany Ima (@tiffanyima)

"L'exercice ne doit pas être utilisé pour compenser la nourriture que vous avez mangée". Par ces mots, Tiffany Ima nous conquiert immédiatement. Et donne le ton du message qu'elle souhaite faire passer plus généralement : le sport ne doit jamais servir d'excuse à un comportement alimentaire dangereux, et encore moins être associé à une quelconque privation. Selon elle, les profs de fitness devraient tou·te·s suivre une formation sur les troubles alimentaires.

Elle se différencie par sa volonté d'encourager les personnes qui la suivent à composer des "routines" personnalisées, martelant que chaque corps est différent, et par conséquent que les mouvements qu'on lui demande de réaliser doivent être choisis, puis effectuer, avec une grande précaution. Un appel à la prudence et à l'écoute de ses propre capacités essentiel qui se distingue dans un océan d'injonctions.

5- Alycia (@thefunsizedyogi)

Le feed d'Alycia alias @thefunsizedyogi se parcourt presque comme un livre d'art. Ses postures et son style minimal aux tons pastel invitent à la détente quand les reproduire semble hors de portée. La passionnée légende chacune de ses publications d'explications précises sur l'origine de chaque geste, et les bienfaits qu'ils peuvent faire à nos muscles.

Ici, pas de phrases catchy qui auraient leur place imprimées sur un t-shirt, mais des confidences sur son propre apprentissage de la discipline, des textes qui sensibilisent à l'urgence climatique et des challenges bienveillants qui proposent de tester plusieurs positions, toujours en douceur.

6- Kanoa Greene (@kanoagreene)

Rien qu'à regarder les contenus de Kanoa Greene, on transpire. Surf, yoga, cardio, squats, fentes, roues... Les exercices divers relayés par l'instagrammeuse hawaïenne sont seulement entrecoupés d'illustrations de Ruth Bader Ginsburg, de citations sur Beyoncé ou de photos en maillots de bain (tous plus incroyables les uns que les autres) sur un cygne gonflable dans une piscine.

En dehors de cette documentation rigoureuse et ô combien réjouissante, Kanoa Greene propose un concept de sa création : les "Plus-Size Adventure Retreats" qui, lorsque le contexte le permet, offrent à des femmes grosses l'occasion d'embarquer pour un lieu paradisiaque, et de se faire du bien au corps autant qu'à l'âme en échanger sur l'acceptation de soi. Le prochain sur la liste : un surf camp sur l'île d'O'ahu, prévu dès que possible.

7- Julie Bourges (@douzefévrier)

C'est la seule Française de notre sélection. Julie Bourges, alias Douze Février, n'est pas - ou alors malgré elle - une influenceuse fitness à proprement parler. Elle a en réalité d'abord pris la parole sur les réseaux sociaux pour partager son histoire, celle d'une grande brûlée. A seize ans, alors qu'elle rentre d'une journée déguisée au lycée avec sa meilleure amie, son costume prend feu et les flammes attaquent vite sa peau.

Elle s'en sortira miraculeusement, et s'entache depuis quelques années à livrer un discours puissant sur l'acceptation de soi, et plus précisément de ses cicatrices, entre témoignage perso et conseils pour avancer. Au milieu de tout ça, elle participe aussi à des séances de sport ultra-rythmées et intensives, notamment sur la chaîne de la gourou du genre, la tout aussi bienveillante Justine Gallice. On a essayé : il faut s'accrocher. Mais de temps en temps, en étant consciente de ses limites, ça fait un bien fou.